{"id":54892,"date":"2011-01-12T21:44:45","date_gmt":"2011-01-12T20:44:45","guid":{"rendered":"https:\/\/european-cultural-news.com\/la-rebellion-du-desespoir-et-la-folie-dune-poule-deau\/54892\/"},"modified":"2011-01-12T21:44:45","modified_gmt":"2011-01-12T20:44:45","slug":"la-rebellion-du-desespoir-et-la-folie-dune-poule-deau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/la-rebellion-du-desespoir-et-la-folie-dune-poule-deau\/54892\/","title":{"rendered":"La r\u00e9bellion du d\u00e9sespoir et la folie d\u2019une poule d\u2019eau"},"content":{"rendered":"<p><div id=\"attachment_4500\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/20110103_AtelierSpectacle_RienNAuraEuLieu%40FranckBeloncle.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-4500\" class=\"size-medium wp-image-4500\" title=\"20110103_AtelierSpectacle_RienN&#039;AuraEuLieu@FranckBeloncle\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/20110103_AtelierSpectacle_RienNAuraEuLieu%40FranckBeloncle.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\"><\/a><p id=\"caption-attachment-4500\" class=\"wp-caption-text\">Rien n\u00b4aura eu lieu (c) Franck Beloncle<\/p><\/div><br \/>\nEn janvier, deux productions fondamentalement diff\u00e9rentes \u00e9taient au programme de l\u2019\u00e9cole du TNS, le conservatoire d\u2019art dramatique du Th\u00e9\u00e2tre National de Strasbourg. \u00a0Les \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants en 3<sup>e<\/sup> ann\u00e9e du groupe 39 ont montr\u00e9 leur savoir faire dans deux mises en sc\u00e8ne\u00a0: \u00abla poule d\u2019eau\u00bb de Stanislav Ignacy Witkiewicz et\u00a0 \u00abrien n\u2019aura lieu\u00bb, une pi\u00e8ce de l\u2019\u00e9tudiant en dramaturgie K\u00e9vin Keiss.\u00a0 Cette derni\u00e8re a vu le jour apr\u00e8s l\u2019\u00e9tude de \u00abFuenteovejuna\u00bb par les \u00e9tudiants. Ce texte \u00e9crit entre 1612 et 1614 par l\u2019auteur espagnol Lope de Vega raconte la r\u00e9bellion d\u2019un village\u00a0: Tout un village d\u00e9clare avoir commis le meurtre d\u2019un chef militaire. Dans l\u2019impossibilit\u00e9 de d\u00e9signer un coupable pr\u00e9cis, le jugement ne peut \u00eatre prononc\u00e9.<\/p>\n<p>Keiss a r\u00e9ussi \u00e0 replacer l\u2019action dans un contexte contemporain, mais son texte aurait pu \u00absupporter\u00bb quelques coupes. C\u2019est sans doute la grande pr\u00e9visibilit\u00e9 de l\u2019action qui a incit\u00e9 Keiss \u00e0 utiliser des st\u00e9r\u00e9otypes et des clich\u00e9s \u00e0 foison ce qui a fait para\u00eetre le temps long, par moments. De plus, dans sa mise en sc\u00e8ne, Am\u00e9lie Enon a us\u00e9 et abus\u00e9 du brouillard artificiel qui a empli la salle pendant toute la soir\u00e9e, provoquant quelques quintes de toux dans le public. L\u2019effort surhumain qu\u2019il fallait d\u00e9ployer pour reconna\u00eetre les personnages \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la sc\u00e8ne a certainement \u00e9t\u00e9 la cause de quelques \u00abprobl\u00e8mes de concentration\u00bb. \u00abQui peut le plus peut le moins\u00bb est un principe louable qu\u2019Enon aurait du suivre\u2026.. Ces quelques points n\u00e9gatifs mis \u00e0 part, c\u2019\u00e9tait du bon th\u00e9\u00e2tre intelligent, pr\u00e9sent\u00e9 par de jeunes gens qui ont eu la possibilit\u00e9 de montrer leurs points forts respectifs.<\/p>\n<p>Le d\u00e9cor sign\u00e9 par Maxime Kurvers \u00e9tait une r\u00e9ussite totale\u00a0: Il consistait en quelques rangs de chaises qui faisaient face au public. La disposition des chaises \u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9organis\u00e9e pendant la repr\u00e9sentation, quelques unes furent m\u00eame rang\u00e9es. Ces chaises et quelques autres rares accessoires ont soulign\u00e9 efficacement l\u2019action sombre, annon\u00e7ant depuis le d\u00e9but une fin funeste. Les petites sources lumineuses que les acteurs transportaient avec eux \u00e9taient du meilleur effet. De plus, cette \u00abid\u00e9e lumineuse\u00bb a cr\u00e9\u00e9 des espaces suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>Le d\u00e9fi majeur de la pi\u00e8ce de Keiss qui oscille entre soumission et r\u00e9bellion de la soci\u00e9t\u00e9 fut le suivant\u00a0: de tr\u00e8s jeunes gens \u00e9taient cens\u00e9s incarner de vieux personnages. Suzanne Aubert fut tr\u00e8s convaincante\u00a0 dans le r\u00f4le de la grand-m\u00e8re Th\u00e9r\u00e8se tout au long de la soir\u00e9e.<\/p>\n<p>Benoit Laudenbach incarna parfaitement le Chevalier g\u00e9ant, ne serait-ce que par son physique exceptionnel. Julien Geffroy en Sanael, per\u00e7u comme un \u00e9l\u00e9ment perturbateur par la soci\u00e9t\u00e9 fit preuve d\u2019une pr\u00e9sence agr\u00e9able, fra\u00eeche et ouverte sur sc\u00e8ne; ce sera int\u00e9ressant de suivre la suite de sa carri\u00e8re.<\/p>\n<p>Kimberley Biscaino, Chlo\u00e9 Chaudoye, Az\u00e9line Cornut, Hugo Eymard, Maxime Kurvers, Lucas Leli\u00e8vre et Malvina Morisseau, les mayas, opposant une r\u00e9sistance farouche \u00e0 la tyrannie du Chevalier ont form\u00e9 un ensemble incroyablement homog\u00e8ne. Il serait donc injuste, d\u2019oublier de citer de serait-ce qu\u2019un seul nom.<\/p>\n<p>Ce fut donc une soir\u00e9e offrant de tr\u00e8s bonnes prestations d\u2019acteurs, mise en valeur par une bonne mise en sc\u00e8ne. Il n\u2019y avait gu\u00e8re que le d\u00e9fi intellectuel de la dramaturgie qui faisait d\u00e9faut. Mais concernant ce point pr\u00e9cis, il est certainement possible d\u2019apporter des \u00a0am\u00e9liorations. En retravaillant sa pi\u00e8ce, l\u2019auteur serait en excellente compagnie puisque Friedrich Durrenmatt par exemple, pour ne nommer qu\u2019un seul parmi ses illustres coll\u00e8gues, a presque toujours \u00e9crit plusieurs moutures de ses pi\u00e8ces.<br \/>\n<div id=\"attachment_4501\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/20110103_AtelierSpectacle_LaPouleDEau%40FranckBeloncle_241330.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-4501\" class=\"size-medium wp-image-4501\" title=\"20110103_AtelierSpectacle_LaPouleD&#039;Eau@FranckBeloncle_241330\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/20110103_AtelierSpectacle_LaPouleDEau%40FranckBeloncle_241330.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\"><\/a><p id=\"caption-attachment-4501\" class=\"wp-caption-text\">La Poule d\u00b4eau (c) Franck Beloncle<\/p><\/div><br \/>\nL\u2019\u0153uvre \u00abLa poule d\u2019au\u00bb \u00e9tait non seulement une occasion de d\u00e9couvrir les \u00e9tudiants du conservatoire, mais elle a offert la possibilit\u00e9 au public de voir cette pi\u00e8ce \u00e9patante mais rarement jou\u00e9e de l\u2019auteur polonais. L\u2019action se d\u00e9roule juste avant les changements de soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9s par la r\u00e9volution russe; c\u2019est un drame familial qui se situe entre satire de r\u00e9alit\u00e9, fiction et absurdit\u00e9. En toile de fond couve un conflit entre p\u00e8re et fils sur lequel se tend un filet de d\u00e9cadence, de d\u00e9go\u00fbt de la vie, d\u2019envie de vivre, de m\u00e9pris de l\u2019\u00eatre humain et de recherche d\u2019identit\u00e9. Le tout est si astucieusement structur\u00e9 qu\u2019il n\u2019y a pas de place pour l\u2019ennui\u00a0: les pens\u00e9es brillantes se succ\u00e8dent sans interruption. Et pour couronner le tout, les dialogues oscillent entre le noir le plus profond et les couleurs les plus \u00e9clatantes, le rire est \u00e9touff\u00e9 en un clin d\u2019\u0153il et \u00e9clate de nouveau quelques instants plus tard, comme par exemple dans la sc\u00e8ne initiale: un jeune russe, Jan Parblichenko tue Elisabeth que l\u2019on\u00a0 nomme \u00abpoule d\u2019eau\u00bb pour se moquer d\u2019elle. Il agit sur ordre de la victime elle-m\u00eame et commet ce meurtre pour faire quelque chose \u00abd\u2019important\u00bb ne serait-ce qu\u2019une fois dans sa vie. \u00a0Tout \u00e0 coup, sortant de nulle part un enfant appara\u00eet. Il s\u2019agit de Tadzio, un jeune homme noir magnifique, jou\u00e9 par Mexianu Medenou. Tadzio explique une chose totalement absurde \u00e0 Jan. Il d\u00e9clare \u00eatre le fils d\u2019Elisabeth et que \u00abpar cons\u00e9quent\u00bb, comprenne qui voudra, il serait \u00e0 partir de ce moment-l\u00e0 aussi celui de Jan. La spontan\u00e9it\u00e9 du jeu de Medenou le rend \u00a0rapidement tr\u00e8s convaincant dans son r\u00f4le d\u2019enfant. Tout en \u00e9tant entour\u00e9 de gens totalement cingl\u00e9s, cet enfant et plus tard ce jeune homme est le seul sur qui cette folie ne semble pas avoir d\u2019emprise. Pourtant, il y aurait de quoi, puisque les \u00abfous\u00bb qui l\u2019entourent sont nombreux: Il y a la duchesse Alice de Nevermor qui se jette au cou du \u00abp\u00e8re\u00bb de Tadzio ne cherchant rien d\u2019autre qu\u2019une autre aventure. Il ne faut pas ne plus oublier le grand-p\u00e8re Sojtek Walpor qui passe son temps \u00e0 expliquer \u00e0 son fils Jan que celui-ci n\u2019est qu\u2019un vaurien, et certainement pas l\u2019artiste qu\u2019il aimerait \u00eatre. La soi-disant m\u00e8re Elisabeth fait \u00e9galement partie de ces personnages fantasques. Elle r\u00e9appara\u00eet \u00e0 la fin de la pi\u00e8ce pour s\u00e9duire son propre fils qu\u2019elle nie avec v\u00e9h\u00e9mence.<\/p>\n<p>Jeanne Cohendy dans le r\u00f4le de la duchesse est aussi convaincante en robe de soir\u00e9e et perruque rouge qu\u2019en robe de chambre en soie, les cheveux en bataille. Elle ne prend pas la vie au s\u00e9rieux, la vie le lui rend bien\u00a0: la douleur et le chagrin ne peuvent pas grand-chose contre un caract\u00e8re comme celui-ci. \u00a0Le processus du vieillissement du grand-p\u00e8re Wojtek Walpor se d\u00e9roule de fa\u00e7on remarquable\u00a0: le tyran chol\u00e9rique qui ma\u00eetrise tout et tout le monde se transforme en vieillard tranquille qui passe son temps \u00e0 jouer aux cartes. Selin Altiparmak dans le r\u00f4le d\u2019Elisabeth en revanche reste \u00e9ternellement jeune. Elle incarne le pendant logique de Vassili Bertrand alias Jan, qui la tue par balle deux fois dans la m\u00eame pi\u00e8ce. Le changement de Jan en prenant de l\u2019\u00e2ge est impressionnant: en vieillissant il ressemble de plus en plus \u00e0 son p\u00e8re. Finalement, il met fin \u00e0 sa vie. Ce suicide inspire une r\u00e9plique grotesque \u00e0 son p\u00e8re\u00a0: \u00ab\u00a0Le monde a perdu un grand artiste\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le motif du suicide de Jan n\u2019est pas un quelconque \u00e9chec. Il serait plut\u00f4t \u00e0 chercher dans la prise de conscience que tout semble se r\u00e9p\u00e9ter dans la vie et que Jan se sent livr\u00e9 aux forces de ce monde telle une marionnette, incapable de leur r\u00e9sister.<\/p>\n<p>Le d\u00e9cor efficace consiste en quelques rares meubles. De la neige artificielle est r\u00e9pandue\u00a0sur le sol de la sc\u00e8ne: un symbole de la froideur de l\u2019esp\u00e8ce humaine. Trois vieux messieurs faisant partie d\u2019une entreprise th\u00e9osophique qui sont associ\u00e9s en affaires avec la duchesse sont le clou du d\u00e9cor. Ils sont repr\u00e9sent\u00e9s par des poup\u00e9es de chiffons que l\u2019on prom\u00e8ne partout. Leurs voix sortent de haut-parleurs. Que l\u2019entreprise fasse faillite juste avant que la r\u00e9volution russe n\u2019\u00e9clate, semble logique. Une belle id\u00e9e de Witkiewicz qui, \u00e0 l\u2019aide d\u2019une astuce linguistique (que le nom de l\u2019entreprise comporte le mot \u00ab\u00a0Th\u00e9osophie\u00a0\u00bb n\u2019est pas le fruit du hasard), fait allusion \u00e0 la rel\u00e8ve du christianisme orthodoxe par le communisme. C\u2019est un excellent exemple qui illustre que l\u2019on peut \u00abenterrer\u00bb en l\u2019espace d\u2019une seconde tout un univers rien qu\u2019en se servant d\u2019un langage pr\u00e9cis et pointu.<\/p>\n<p>Il faut encore citer Anne Lezervant, J\u00e9r\u00e9mie Mabrel, Arthur Michel et Charles Zevaco qui incarnent tous leurs personnages de mani\u00e8re tr\u00e8s convaincante, contribuant ainsi \u00e0 parfaire ce man\u00e8ge de personnages d\u00e9concertant.<\/p>\n<p>Une belle soir\u00e9e de th\u00e9\u00e2tre, enracin\u00e9e dans la tradition des grands ma\u00eetres russes du 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle tout en pr\u00e9sageant un avenir lointain.<\/p>\n<p>Texte traduit de l\u2019allemand par Andrea Isker.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En janvier, deux productions fondamentalement diff\u00e9rentes \u00e9taient au programme de l\u2019\u00e9cole du TNS, le conservatoire d\u2019art dramatique du Th\u00e9\u00e2tre National de Strasbourg. \u00a0Les \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants en 3e ann\u00e9e du groupe 39 ont montr\u00e9 leur savoir faire dans deux mises en sc\u00e8ne\u00a0: \u00abla poule d\u2019eau\u00bb de Stanislav Ignacy Witkiewicz et\u00a0 \u00abrien n\u2019aura lieu\u00bb, une pi\u00e8ce [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[2625,3926],"tags":[],"class_list":["post-54892","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-theater","category-theater-fr"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack-related-posts":[],"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p2NpeJ-ehm","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/54892","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=54892"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/54892\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=54892"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=54892"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=54892"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}