{"id":54822,"date":"2010-11-10T16:54:24","date_gmt":"2010-11-10T15:54:24","guid":{"rendered":"https:\/\/european-cultural-news.com\/quand-la-democratie-musicale-rencontre-la-transe-scenique\/54822\/"},"modified":"2010-11-10T16:54:24","modified_gmt":"2010-11-10T15:54:24","slug":"quand-la-democratie-musicale-rencontre-la-transe-scenique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/quand-la-democratie-musicale-rencontre-la-transe-scenique\/54822\/","title":{"rendered":"Quand la d\u00e9mocratie musicale rencontre la transe sc\u00e9nique"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_4160\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/07.11_Fat-Kid-Wednes4B38A7.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-4160\" class=\"size-medium wp-image-4160\" title=\"07.11_Fat Kid Wednes#4B38A7\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/07.11_Fat-Kid-Wednes4B38A7.jpg?resize=300%2C199&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"199\"><\/a><p id=\"caption-attachment-4160\" class=\"wp-caption-text\">Fat Kid Wednesday (c) dr<\/p><\/div>\n<p>Une soir\u00e9e de tous les contrastes attendait le public du Jazzdor : Fat Kid Wenesday et le H\u00e9l\u00e8ne Labarri\u00e8re quartette.<\/p>\n<p>Du Jazz de Minneapolis sur la sc\u00e8ne du P\u00f4le-Sud \u00e0 Strasbourg, c\u2019est un \u00e9v\u00e8nement rarissime. Dans le cadre du festival de jazz \u00abJazzdor\u00bb, organis\u00e9 au centre de culture d\u2019avant-garde de Strasbourg, le groupe Fat Kid Wenesday a montr\u00e9 aux Fran\u00e7ais, ce peuple de fervents d\u00e9fenseurs de la d\u00e9mocratie, ce qu\u2019est du Jazz d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>Un ensemble aussi \u00e9quilibr\u00e9 que celui-ci est difficile \u00e0 trouver : les parts de Michael Lewis au Saxophone, d\u2019Adam Linz \u00e0 la basse, et de JT Bates \u00e0 la batterie \u00e9taient parfaitement \u00e9quilibr\u00e9es. Chaque solo des musiciens \u00e9tait caract\u00e9ris\u00e9 par une expression tr\u00e8s personnelle,  l\u2019harmonie de l\u2019ensemble \u00e9tait grandiose.<br \/>\nLe jeu physique de Lewis se traduisait par un son clair, m\u00e9tallique qui semblait contr\u00f4l\u00e9 \u00e0 tout moment. La performance de Bates aux percussions \u00e9tait d\u2019une grande sensibilit\u00e9. Il \u00e9tait parfaitement \u00e0 l\u2019\u00e9coute de ses complices, se contenait quand il fallait et mettait le turbo quand c\u2019\u00e9tait possible. Linz \u00e9tait \u00e0 la basse avec une joie de vivre ind\u00e9niable : une d\u00e9lectation pour les oreilles ET les yeux.<br \/>\nQuelque soit le morceau jou\u00e9, l\u2019\u00e9quilibre reste toujours parfait qu\u2019il s\u2019agisse de morceaux \u00e9crits ou d\u2019improvisations presque totalement libres, que ce soient des passages doux, lyriques pendant lesquels le batteur n\u2019oublie aucun \u00e9l\u00e9ment de ses percussions ou bien que ce soit \u00e0 l\u2019occasion de mouvements acc\u00e9l\u00e9r\u00e9s o\u00f9 ils se motivent les uns les autres.<br \/>\nLe traitement \u00e0 la table de mixage \u00e9tait remarquable.<br \/>\nLes solos fr\u00e9quents et bien \u00e0 leur place ne servaient pas seulement \u00e0 la pr\u00e9sentation des membres de l\u2019ensemble comme c\u2019est souvent le cas, mais ils permettaient en quelque sorte \u00e0 illustrer les diff\u00e9rentes personnalit\u00e9s musicales scintillantes \u00e0 la base de la formation de cet ensemble d\u2019exception. Bien entendu, pour atteindre une telle qualit\u00e9 dans le jeu collectif, une collaboration d\u2019une dizaine d\u2019ann\u00e9es a \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire : elle a port\u00e9 ses fruits. Du Jazz clair et pur aux impressions flatteuses, dr\u00f4les, r\u00eaveuses qui parfois coupent le souffle, il n\u2019en fallait pas plus pour se sentir parfaitement heureux.<br \/>\nYou did a great job, guys!<\/p>\n<div id=\"attachment_4159\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/07.11_H%C3%A9l%C3%A8ne-Labarri%C3%A8re-Quartet_par_H%C3%A9l%C3%A8ne-Collon.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-4159\" class=\"size-medium wp-image-4159\" title=\"07.11_H\u00e9l\u00e8ne Labarri\u00e8re Quartet_par_H\u00e9l\u00e8ne Collon\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/07.11_H%C3%A9l%C3%A8ne-Labarri%C3%A8re-Quartet_par_H%C3%A9l%C3%A8ne-Collon.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\"><\/a><p id=\"caption-attachment-4159\" class=\"wp-caption-text\">H\u00e9l\u00e8ne Labarri\u00e8re quartet (c) H\u00e9l\u00e8ne Collon<\/p><\/div>\n<p>Un programme final aux antipodes de la premi\u00e8re partie a achev\u00e9 cette soir\u00e9e: On a pu appr\u00e9cier le quartette H\u00e9l\u00e8ne Labarri\u00e8re qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sente l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re au Jazzdor Festival avec une performance \u00ab solo \u00bb. Avec sa formation (Hasse Poulsen \u00e0 la guitare, Fran\u00e7ois Corneloup au saxophone baryton et Christophe Marguet \u00e0 la batterie) la contrebassiste d\u2019exception a montr\u00e9 un cot\u00e9 musical totalement diff\u00e9rent compar\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re partie de soir\u00e9e : le quartet a  produit des nuages de sons et des vagues sonores, denses et pulsants qui, par moment, semblaient vouloir \u00e9clater. Quelques auditeurs ont fini par prendre la fuite. Ceux qui ont tenu le coup, en revanche, ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9s avec des solos furieux, des passages \u00ab trash \u00bb de free-jazz pouss\u00e9s jusqu\u2019aux \u00e9tats proches de la transe. De plus, les \u00abcourageux\u00bb eurent l\u2019occasion d\u2019admirer l\u2019endurance incroyable de Corneloup. Ce saxophoniste fut notamment remarquable dans les passages pendant lesquels il souffla plusieurs minutes un ton unique, donnant ainsi une structure indestructible au morceau.<br \/>\nLa qualit\u00e9 de la performance de Labarri\u00e8re s\u2019est manifest\u00e9e d\u2019une part au travers son jeu si caract\u00e9ristique et d\u2019autre part dans des lignes de sons extr\u00eamement compliqu\u00e9es mais tr\u00e8s agr\u00e9ables \u00e0 \u00e9couter et magistralement improvis\u00e9es.<br \/>\nChristophe Marguet s\u2019\u00e9tait produit la veille avec son propre quintet. Ce soir, son jeu \u00e9tait beaucoup plus sensible et musicalement plus mature que la veille. Il \u00e9tait davantage \u00e0 l\u2019\u00e9coute de ses coll\u00e8gues musiciens, bien qu\u2019une grande partie de la composition f\u00fbt jou\u00e9e sous haute tension ! Ce musicien a profit\u00e9 de toute \u00e9vidence de l\u2019inspiration et de la sensibilit\u00e9 f\u00e9minine d\u2019H\u00e9l\u00e8ne Labarri\u00e8re.<br \/>\nHasse Poulsen, qui aime \u00e0 jouer les troubadours \u00e0 ses heures, s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 sous un jour plut\u00f4t jazz-hard-rock.<\/p>\n<p>Ceux qui ont assist\u00e9 \u00e0 ce concert peuvent maintenant \u00eatre s\u00fbrs d\u2019une chose: la r\u00e9bellion du jazz est en marche. Qu\u2019on l\u2019ait rencontr\u00e9e pr\u00e9cis\u00e9ment ici \u00e0 Strasbourg, n\u2019est pas une surprise : mais uniquement gr\u00e2ce \u00e0 Jazzdor !<\/p>\n<p>Texte traduit de l\u2019allemand par Andrea Isker<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une soir\u00e9e de tous les contrastes attendait le public du Jazzdor : Fat Kid Wenesday et le H\u00e9l\u00e8ne Labarri\u00e8re quartette. Du Jazz de Minneapolis sur la sc\u00e8ne du P\u00f4le-Sud \u00e0 Strasbourg, c\u2019est un \u00e9v\u00e8nement rarissime. 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