{"id":54710,"date":"2010-06-18T19:09:03","date_gmt":"2010-06-18T17:09:03","guid":{"rendered":"https:\/\/european-cultural-news.com\/ce-qui-est-important-cest-de-reagir-spontanement\/54710\/"},"modified":"2010-06-18T19:09:03","modified_gmt":"2010-06-18T17:09:03","slug":"ce-qui-est-important-cest-de-reagir-spontanement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/ce-qui-est-important-cest-de-reagir-spontanement\/54710\/","title":{"rendered":"Ce qui est important, c&rsquo;est de r\u00e9agir spontan\u00e9ment!"},"content":{"rendered":"<p>Barbara Engelhardt, curateur libre du \u00abfestival premi\u00e8res\u00bb, est responsable du choix des pi\u00e8ces qui sont mont\u00e9es dans le cadre du festival \u00e0 Strasbourg. C\u2019est pour la 6e fois cons\u00e9cutive qu\u2019elle  con\u00e7oit ce programme en collaboration avec \u00ab Le-Maillon \u00bb et le TNS, le Th\u00e9\u00e2tre National de Strasbourg.<br \/>\n<br \/>\n<div id=\"attachment_3510\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/06\/Barbara_Engelhardt_alexandre_schlub3-21.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3510\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/06\/Barbara_Engelhardt_alexandre_schlub3-21.jpg?resize=300%2C199&#038;ssl=1\" alt=\"\" title=\"Barbara_Engelhardt_alexandre_schlub3 (2)\" width=\"300\" height=\"199\" class=\"size-medium wp-image-3510\"><\/a><p id=\"caption-attachment-3510\" class=\"wp-caption-text\"> Barbara Engelhardt (c) Alexandre Schlub<\/p><\/div><br \/>\n<em>Madame Engelhardt, jusqu\u2019en 2001 vous avez \u00e9t\u00e9 r\u00e9dactrice en chef du journal \u00ab Theater der Zeit \u00bb. Comment \u00eates-vous arriv\u00e9e \u00e0 Strasbourg ?<\/em><\/p>\n<p>Fin 2001 j\u2019ai fait une \u00abpause b\u00e9b\u00e9\u00bb et j\u2019ai quitt\u00e9 Berlin pour Paris o\u00f9 je me suis arr\u00eat\u00e9e. Quand mon mari, a chang\u00e9 pour prendre un poste \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Strasbourg, j\u2019ai rapidement commenc\u00e9 \u00e0 collaborer avec les th\u00e9\u00e2tres. Je connaissais Bernard Fleury (directeur du \u00ab Maillon \u00bb, un th\u00e9\u00e2tre sc\u00e9nique de th\u00e9\u00e2tre contemporain europ\u00e9en) qui voulait renforcer la pr\u00e9sence du th\u00e9\u00e2tre germanophone \u00e0 Strasbourg. Et moi, j\u2019ai eu l\u2019id\u00e9e, de cr\u00e9er un r\u00e9seau r\u00e9unissant toutes les \u00e9coles de th\u00e9\u00e2tre europ\u00e9ennes o\u00f9 l\u2019on enseigne la mise en sc\u00e8ne. Une telle formation dans le domaine de la mise en sc\u00e8ne existe aussi \u00e0 l\u2019\u00e9cole du th\u00e9\u00e2tre national strasbourgeois. De cette fa\u00e7on, le concept commun d\u2019un festival de th\u00e9\u00e2tre contemporain est n\u00e9, avec l\u2019objectif de donner la possibilit\u00e9 aux jeunes gens, metteurs en sc\u00e8ne ou acteurs, de se comparer et de voir comment on travaille dans d\u2019autres pays. Nous voulions montrer des productions ayant fait l\u2019objet d\u2019un projet de fin d\u2019\u00e9tudes dans les diff\u00e9rentes \u00e9coles. Tr\u00e8s rapidement ce crit\u00e8re s\u2019est av\u00e9r\u00e9 \u00eatre trop r\u00e9ducteur et nous avons fini par aller voir ce qui se passait en dehors des \u00e9coles. En revanche, nous sommes rest\u00e9s fid\u00e8les \u00e0 notre principe de n\u2019offrir un podium qu\u2019aux jeunes metteurs en sc\u00e8ne qui sont au tout d\u00e9but de leur carri\u00e8re.<\/p>\n<p><em>Y a-t-il encore des diff\u00e9rences r\u00e9gionales concernant le jeune th\u00e9\u00e2tre contemporain ?<\/em><\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, on peut \u00e9videmment d\u00e9celer des tendances g\u00e9n\u00e9rales \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019Europe, en ce qui concerne le maniement  des textes, la musique ou alors les influences du cin\u00e9ma etc. Mais malgr\u00e9 tout, les diff\u00e9rences nationales existent : Elles sont dues \u00e0 la formation et \u00e0 la relation avec les diff\u00e9rentes traditions th\u00e9\u00e2trales, o\u00f9 les jeunes artistes doivent trouver leur place. En Pologne et en Russie par exemple pr\u00e9domine le culte du ma\u00eetre, ce qui implique en m\u00eame temps l\u2019influence de l\u2019\u00e9l\u00e8ve par cette personnalit\u00e9 artistique tr\u00e8s forte.<br \/>\nEn Allemagne, en revanche, on pourrait parler du principe de la \u00ab mise \u00e0 mort du p\u00e8re \u00bb, qui s\u2019exprime dans le pire des cas dans une sorte de d\u00e9lire d\u2019originalit\u00e9 et dans le meilleur des cas, le traitement des sujets et des contenus est empreint d\u2019une grande confiance en soi.<br \/>\nEn France, beaucoup de metteurs en sc\u00e8ne sont arriv\u00e9s au th\u00e9\u00e2tre comme acteurs, chez les anglo-saxons, la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration se heurte \u00e0 des difficult\u00e9s \u00e9normes \u00e9tant donn\u00e9 la situation sp\u00e9cifique des structures et des subventions. Entre tous ces p\u00f4les il y a des tensions et beaucoup de mouvement. Il se trouve \u00e9galement qu\u2019\u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des ensembles on est confront\u00e9 \u00e0 d\u2019autres conditions de travail que celles qu\u2019on rencontre avec les ind\u00e9pendants ou lorsque l\u2019on fonde sa propre compagnie. Toutes ces conditions se retrouvent dans les diff\u00e9rents projets, aussi bien dans la forme que le contenu. Un exemple : la mise en sc\u00e8ne de \u00ab Per Gynt \u00bb, mont\u00e9 par des dipl\u00f4m\u00e9s du Reinhardt S\u00e9minaire \u00e0 Vienne et jou\u00e9 cette ann\u00e9e. Le fait de faire jouer des r\u00f4les \u00e0 de jeunes acteurs du s\u00e9minaire, initialement destin\u00e9s \u00e0 des acteurs d\u2019un certain \u00e2ge, \u00e9tait pour le metteur en sc\u00e8ne un d\u00e9fi. Cela ne fonctionne que si la conception de la mise en sc\u00e8ne en tient compte et s\u2019av\u00e8re au bout du compte concluante.<\/p>\n<p><em>Gr\u00e2ce \u00e0 votre collaboration avec \u00ab Le-Maillon \u00bb et le TNS, vous avez certainement un r\u00e9seau de taille que vous pouvez utiliser ?<\/em><\/p>\n<p>Oui, mais je dispose surtout de mon propre r\u00e9seau d\u00e9velopp\u00e9 pendant mon activit\u00e9 journalistique et au cours de toutes ces ann\u00e9es o\u00f9 j\u2019ai travaill\u00e9 comme curateur de festival, pas uniquement pour \u00abPremi\u00e8res\u00bb du reste. Et par ailleurs, je m\u2019informe directement aupr\u00e8s des \u00e9coles de th\u00e9\u00e2tre sur les projets int\u00e9ressants. De plus, de temps en temps, certaines compagnies prennent l\u2019initiative de me faire parvenir leurs projets. Pour aider les jeunes talents, je prends \u00e9galement des renseignements aupr\u00e8s des diff\u00e9rentes sc\u00e8nes \u00aboff\u00bb  ou alors aupr\u00e8s de th\u00e9\u00e2tres sp\u00e9cifiques. Concernant cette recherche, le hasard a malgr\u00e9 tout souvent son mot \u00e0 dire.  Il est important de r\u00e9agir spontan\u00e9ment : Quand un dossier parait int\u00e9ressant, quand des jeunes metteurs en sc\u00e8ne parlent de leur travail avec conviction, quand des questions, qui me semblent d\u2019actualit\u00e9, sont pos\u00e9es, il me faut monter dans le prochain train pour me faire une opinion du travail sur la sc\u00e8ne.<\/p>\n<p><em>Comment concevez-vous le contenu d\u2019un festival ?<\/em><\/p>\n<p>Nous ne fixons pas de th\u00e8me : compte tenu de notre orientation, il serait impossible de le d\u00e9terminer d\u2019avance. Ce qui me para\u00eet important, c\u2019est la diversit\u00e9 du contenu et de l\u2019esth\u00e9tique. Les productions ne doivent pas se ressembler. Je n\u2019aimerais pas restituer une image uniforme des g\u00e9n\u00e9rations. Je ne la con\u00e7ois pas ainsi. Que les mises en sc\u00e8ne soient d\u2019un point de vue formel \u00ab parfaites \u00bb, cela n\u2019a pas beaucoup d\u2019importance. Il ne faut pas perdre de vue que les jeunes metteurs en sc\u00e8ne, filles ou gar\u00e7ons, se heurtent parfois \u00e9galement \u00e0 certaines limites en r\u00e9alisant leurs travaux. Il s\u2019agit souvent de probl\u00e8mes d\u2019ordre financier qui ont \u00e9videmment des cons\u00e9quences sur la distribution ou les d\u00e9cors. Mais une bonne dose d\u2019imagination sc\u00e9nique et une esth\u00e9tique cons\u00e9quente peuvent pallier \u00e0 ce genre de soucis, bien sur.  Leurs travaux sont cens\u00e9s poser des questions ou traiter de sujets qui concernent vraiment le public d\u2019aujourd\u2019hui, \u00e9galement ici, \u00e0 Strasbourg.<\/p>\n<p><em>Y a-t-il un th\u00e8me qui pourrait apparaitre comme commun aux diff\u00e9rents pays?<\/em><\/p>\n<p>Bien sur, il y a toujours des tendances et m\u00eame des modes dans le th\u00e9\u00e2tre.  C\u2019est aussi la faute de la culture internationale des festivals. Donc, quand on d\u00e9c\u00e8le certains sujets r\u00e9currents dans le cadre de \u00abPremi\u00e8res\u00bb, il s\u2019agit plut\u00f4t d\u2019un fil conducteur dont le spectateur participant \u00e0 ce marathon de festivals ne prend conscience qu\u2019ensuite. L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, on pouvait d\u00e9finir un th\u00e8me : il s\u2019agissait de traiter des biographies personnelles sur l\u2019arri\u00e8re-fond des r\u00e9alit\u00e9s nationales respectives. Cette ann\u00e9e, ce serait plut\u00f4t les rapports des jeunes g\u00e9n\u00e9rations aux anciens. Donc, la question est la suivante : Comment prendre du recul ? Contrairement \u00e0 1968, aujourd\u2019hui cela se passe souvent sans combattre.<br \/>\nComment trouver ma propre identit\u00e9 ? De nos jours, le questionnement est d\u2019ordre plus personnel. Je ne vois plus de porte parole pour la jeune g\u00e9n\u00e9ration. Le point de d\u00e9part pour un engagement politique est aujourd\u2019hui diff\u00e9rent compar\u00e9 \u00e0 avant. Il n\u2019y a plus de groupes, de classes ou de couches dont on se sent proche et que l\u2019on d\u00e9fend. La question d\u2019identit\u00e9 se pose \u00e0 travers son propre v\u00e9cu. Cette ann\u00e9e, dans le cadre du festival, nous avons mont\u00e9 une pi\u00e8ce de trois femmes turques intitul\u00e9e \u00abLe vilain petit \u00eatre humain\u00bb. Ayant subi l\u2019exclusion, elles prennent leur propre exp\u00e9rience comme point de d\u00e9part pour leur travail. Elles ont conscience du ph\u00e9nom\u00e8ne soci\u00e9tal g\u00e9n\u00e9ral, mais elles se posent la question de leur propre r\u00e9action par rapport au probl\u00e8me. Comment affronter la pression d\u2019une majorit\u00e9 ?<br \/>\nLe point de d\u00e9part de la production hollandaise est une biographie familiale. Nous montrons un volet d\u2019un projet con\u00e7u en six parties dans lequel l\u2019auteur et acteur se confronte \u00e0 son p\u00e8re et se trouve avec lui sur la sc\u00e8ne. Il s\u2019agit de l\u2019identit\u00e9 juive, d\u2019une exp\u00e9rience personnelle avec des incursions dans d\u2019autres domaines. Mais il est \u00e9galement question des m\u00e9canismes fondamentaux de l\u2019antis\u00e9mitisme et de la fa\u00e7on totalement diff\u00e9rente des deux protagonistes de faire face \u00e0 ces probl\u00e8mes.  La question de l\u2019identit\u00e9 juive est vue sous un angle social et politique et non pas religieux. On pourrait dire, qu\u2019il y a une certaine tendance \u00e0 l\u2019intimit\u00e9.  Dans la mesure o\u00f9 les \u00abcr\u00e9ateurs de th\u00e9\u00e2tre\u00bb prennent des autobiographies comme point de d\u00e9part c\u2019est bien de l\u2019intimit\u00e9 qu\u2019il s\u2019agit, mais d\u2019une intimit\u00e9 orient\u00e9e vers l\u2019ext\u00e9rieur qui efface les fronti\u00e8res entre la r\u00e9alit\u00e9 et la fiction.<\/p>\n<p><em>D\u2019apr\u00e8s vous, quel effet peut avoir le th\u00e9\u00e2tre sur le public aujourd\u2019hui ?<\/em><\/p>\n<p>Le th\u00e9\u00e2tre n\u2019est pas un ambassadeur de th\u00e8ses et de constats clairs. C\u2019est un m\u00e9dia tr\u00e8s sensuel qui traite les questions autrement que par exemple le cin\u00e9ma ou la philosophie. Mais id\u00e9alement cela devrait \u00eatre un endroit o\u00f9 l\u2019on offre la possibilit\u00e9 de confronter les id\u00e9es et les points de vue cens\u00e9s ouvrir l\u2019\u00eatre humain au monde. Il transporte le publique de fa\u00e7on ludique dans un monde diff\u00e9rent, efface le quotidien et fait \u00e9clater les sch\u00e9mas de perception sans fixer des r\u00e9sultats ou des r\u00e9ponses. Il pose plut\u00f4t des questions. Le jeu avec les fictions et les illusions au th\u00e9\u00e2tre n\u2019a pas simplement une valeur de distraction \u00e9tourdissante qui ne ferait rien d\u2019autre que nier la r\u00e9alit\u00e9, mais il montre des mondes alternatifs aux r\u00e9alit\u00e9s ou aux perspectives. Le th\u00e9\u00e2tre travaille tr\u00e8s directement avec le langage, la litt\u00e9rature, les images et la musique tout en se servant d\u2019une incroyable diversit\u00e9 de signes.<\/p>\n<p><em>Quelle est pour vous personnellement la plus forte motivation dans ce travail?<\/em><\/p>\n<p>En donnant aux artistes la possibilit\u00e9 de participer au festival, je vois que je peux leur offrir une premi\u00e8re exp\u00e9rience, leur transmettre une sorte d\u2019\u00e9nergie qui leur permettra de continuer sur leur lanc\u00e9e. Ce qui est important pour moi, c\u2019est que les artistes en retirent un b\u00e9n\u00e9fice : ou concr\u00e8tement, quand les productions qui sont vues ici, sont invit\u00e9es ailleurs, ou parce que les metteurs en sc\u00e8ne et acteurs font ici des exp\u00e9riences, qui marquent leurs d\u00e9cisions artistiques, qui les confirment ou qui les incitent \u00e0 la r\u00e9flexion. Que nous misions sur l\u2019\u00e9change et non pas sur la concurrence est tr\u00e8s important. Je suis \u00e9videmment ravie que beaucoup d\u2019entre aux restent en contact avec moi par la suite, qu\u2019ils me parlent de leurs nouveaux projets, et sans arri\u00e8re pens\u00e9e, car ils ne peuvent \u00eatre invit\u00e9s une 2e fois. L\u2019\u00e9cho grandissant que le festival rencontre \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur est bien entendu encourageant. Tout comme son ancrage dans la ville, c&rsquo;est-\u00e0-dire aupr\u00e8s du public local. Bien que de nombreux coll\u00e8gues fran\u00e7ais sp\u00e9cialis\u00e9s viennent pour voir toutes les pi\u00e8ces en un temps record pour faire leur \u00abmarch\u00e9\u00bb, il ne s\u2019agit pas prioritairement de client\u00e8le : Le festival est organis\u00e9 en \u00e9troite collaboration par les deux grands th\u00e9\u00e2tres de Strasbourg, pour le public local tr\u00e8s ouvert \u00e0 ce th\u00e9\u00e2tre jeune et parfois surprenant.<br \/>\n<em><br \/>\nAvez-vous des d\u00e9sirs concernant l\u2019avenir du \u00ab Festival Premi\u00e8res \u00bb ?<\/em><\/p>\n<p>Oui, en tous les cas, il faudrait qu\u2019il continue. Je pense aussi que les discussions et les \u00e9v\u00e8nements organis\u00e9s autour des repr\u00e9sentations cette ann\u00e9e sont tr\u00e8s importants. Mais cela co\u00fbte de l\u2019argent. Actuellement, Le Maillon et le TNS basculent les frais qui en r\u00e9sultent en grande partie sur leur budget de fonctionnement de la saison en cours. Pour cette raison, chaque nouveau partenaire compte \u00e9norm\u00e9ment. C\u2019est une particularit\u00e9 que deux th\u00e9\u00e2tres qui au d\u00e9part sont concurrents se soient unis pour r\u00e9aliser un projet europ\u00e9en. Pour une ville comme Strasbourg, cela a une tr\u00e8s grande valeur. Toute contribution de la ville ou des autres partenaires potentiels est la bienvenue.<br \/>\n<em><br \/>\nMerci pour cet entretien.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Barbara Engelhardt, curateur libre du \u00abfestival premi\u00e8res\u00bb, est responsable du choix des pi\u00e8ces qui sont mont\u00e9es dans le cadre du festival \u00e0 Strasbourg. C\u2019est pour la 6e fois cons\u00e9cutive qu\u2019elle con\u00e7oit ce programme en collaboration avec \u00ab Le-Maillon \u00bb et le TNS, le Th\u00e9\u00e2tre National de Strasbourg. 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