{"id":54675,"date":"2010-06-02T16:05:18","date_gmt":"2010-06-02T14:05:18","guid":{"rendered":"https:\/\/european-cultural-news.com\/sir-neville-marriner-invite-a-strasbourg\/54675\/"},"modified":"2010-06-02T16:05:18","modified_gmt":"2010-06-02T14:05:18","slug":"sir-neville-marriner-invite-a-strasbourg","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/sir-neville-marriner-invite-a-strasbourg\/54675\/","title":{"rendered":"Sir Neville Marriner invit\u00e9 \u00e0 Strasbourg"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_3333\" style=\"width: 239px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/06\/MARRINER_Neville_02-2.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3333\" class=\"size-medium wp-image-3333\" title=\"MARRINER_Neville_02 (2)\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/06\/MARRINER_Neville_02-2.jpg?resize=229%2C300&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"229\" height=\"300\"><\/a><p id=\"caption-attachment-3333\" class=\"wp-caption-text\">Sir Neville Marriner (c) document recu<\/p><\/div>\n<p>Le chef d\u2019orchestre Sir Neville Marriner, \u00e2g\u00e9 de 86 ans, a fait l\u2019honneur \u00e0 l\u2019OPS, l\u2019Orchestre Philharmonique de Strasbourg, de diriger un merveilleux programme qui sortait des sentiers battus.<\/p>\n<p>Dans ses bagages il avait apport\u00e9 deux morceaux de ses compatriotes Ralph Vaughan Williams et Benjamin Britten. Et comme r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la terre ferme il y avait en plus la 7e symphonie de Beethoven. Sir Marriner a fond\u00e9 le c\u00e9l\u00e9brissime \u00abOrchestra Academy of St. Martin in the Fields\u00bb avec lequel il a enregistr\u00e9 de nombreuses \u0153uvres  pour orchestre. D\u00e9tenteur d\u2019autant de distinctions anglaises que fran\u00e7aises, Sir Marriner se tient face au pupitre comme si les vingt derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e9taient pass\u00e9es sans laisser de trace.<\/p>\n<p>Sous sa baguette, la superbe m\u00e9lodie \u00e9l\u00e9giaque en mineur de la pi\u00e8ce de Williams \u2013 une fantaisie d\u2019apr\u00e8s un th\u00e8me de Thomas Tallis \u2013 prenait de l\u2019ampleur dans les altos, pour ensuite \u00eatre embrass\u00e9e  par les violons et port\u00e9e par les violoncelles. Cette \u0153uvre merveilleuse est caract\u00e9ris\u00e9e par les magnifiques duos d\u2019altos et de violons qui font penser \u00e0 des chants populaires, l\u2019alternance entre les sons en mineur et ceux en majeur ainsi que par une sorte de  mouvement de houle, croissant et d\u00e9croissant qui semble ne jamais vouloir prendre fin.  L\u2019interpr\u00e9tation claire et distincte des instruments \u00e0 cordes de l\u2019OPS \u00e9tait un chef-d\u2019\u0153uvre. Au programme ensuite \u00abQuatre tableaux maritimes\u00bb de Peter Grimes, une pi\u00e8ce d\u2019une grande force d\u2019expression de Britten, caract\u00e9ris\u00e9e par une utilisation intensive des instruments \u00e0 vent et des percussions, dont la musicalit\u00e9 diff\u00e9renci\u00e9e \u00e9tait impressionnante. Cette \u0153uvre aux titres imag\u00e9s &#8211; \u00abAurore\u00bb, \u00abUne matin\u00e9e de dimanche\u00bb \u00abClair de lune\u00bb et \u00abTemp\u00eate\u00bb &#8211; fait survoler largement l\u2019\u00eele britannique, si verte.  Sir Marriner aurait difficilement pu trouver mieux pour pr\u00e9senter sa patrie \u00e0 travers la musique.<\/p>\n<p>En contraste avec les pi\u00e8ces de Williams et Britten, injustement peu connues chez nous, avec la 7e symphonie de Beethoven, Sir Marriner a fait r\u00e9sonner un morceau qui fait partie de l\u2019histoire de la musique. Et ce qui \u00e9tait surprenant, m\u00eame si on peut pratiquement accompagner Beethoven en chantant, c\u2019\u00e9tait que Sir Marriner a r\u00e9ussi \u00e0 pr\u00e9senter une \u0153uvre unique, coulant avec douceur, toute d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l\u2019harmonie et offrant l\u2019une ou l\u2019autre exp\u00e9rience auditive tout \u00e0 fait nouvelle. Il a obtenu tout cela en raccourcissant les pauses entre les mouvements, en d\u00e9calant certains accents et en soulignant clairement les structures des diff\u00e9rents mouvements. Sous sa propre direction, Beethoven a toujours \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de r\u00e9p\u00e9ter le deuxi\u00e8me mouvement.<br \/>\nSous la baguette de Marriner, une \u00e9l\u00e9gie euphorique avec une dynamique merveilleusement diff\u00e9renci\u00e9e s\u2019est fait entendre. L\u2019augmentation et la diminution du volume des diff\u00e9rents groupes d\u2019instruments peut, sans exag\u00e9ration aucune, \u00eatre d\u00e9finie comme magistrale! Le chef d\u2019orchestre est rest\u00e9 fid\u00e8le \u00e0 l\u2019esprit de tous les mouvements: babillant et joyeux le deuxi\u00e8me, puissant dans sa construction, ne voulant pas finir dans la partie finale, le dernier. Et quand m\u00eame: La 7e symphonie de Beethoven jou\u00e9e par l\u2019OPS sous la direction de Sir Marriner \u00e9tait une exp\u00e9rience toute particuli\u00e8re: L\u2019\u00e9nergie in\u00e9puisable du chef d\u2019orchestre lui a permis de garder ses gestes g\u00e9n\u00e9reux du d\u00e9but jusqu\u2019\u00e0 la fin pour communiquer ainsi tr\u00e8s directement avec l\u2019orchestre. Ce contact direct et cette clart\u00e9 ont trouv\u00e9 leur expression dans l\u2019interpr\u00e9tation.  Une merveilleuse soir\u00e9e de concert. Le public en a profit\u00e9 pleinement, c\u2019\u00e9tait \u00e9vident, mais l\u2019orchestre aussi, et cela se voyait!<\/p>\n<p>Texte traduit de l\u2019allemand par Andrea Isker<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le chef d\u2019orchestre Sir Neville Marriner, \u00e2g\u00e9 de 86 ans, a fait l\u2019honneur \u00e0 l\u2019OPS, l\u2019Orchestre Philharmonique de Strasbourg, de diriger un merveilleux programme qui sortait des sentiers battus. 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