{"id":54538,"date":"2010-03-17T15:41:33","date_gmt":"2010-03-17T14:41:33","guid":{"rendered":"https:\/\/european-cultural-news.com\/more-more-more-future\/54538\/"},"modified":"2010-03-17T15:41:33","modified_gmt":"2010-03-17T14:41:33","slug":"more-more-more-future","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/more-more-more-future\/54538\/","title":{"rendered":"More more more \u2026 future"},"content":{"rendered":"<p><div id=\"attachment_2385\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/03\/moremore.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2385\" class=\"size-full wp-image-2385\" title=\"moremore\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/03\/moremore.jpg?resize=640%2C427&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"427\"><\/a><p id=\"caption-attachment-2385\" class=\"wp-caption-text\">More more more future - avec Faustin Linyekula und Flamme Kapaya (c) Agathe Poupeney <\/p><\/div><br \/>\nFaustin Linyekula. Son nom laisse deviner dans quel contexte musico-culturel le danseur et chor\u00e9graphe n\u00e9 en 1974 au Congo \u00e9volue.  D\u00e9but mars, Faustin Linyekula \u00e9tait invit\u00e9 au Le-Maillon \u00e0 Strasbourg.<\/p>\n<p>Son spectacle, avec la participation du guitariste Flamme Kapaya, de deux chanteurs, d\u2019un bassiste, d\u2019un batteur et du groupe des Studios Kabako, est un regard sur les espoirs culturels et les profondeurs d\u2019un pays pratiquement inconnu.  Un pays ravag\u00e9 par la guerre civile, qui se veut d\u00e9mocratique, mais o\u00f9 une parole imprudente peut avoir des cons\u00e9quences dramatiques.<\/p>\n<p>Linyekula, soutenu par ses musiciens en costumes scintillants et leurs sons \u00ab trash \u00bb et \u00ab punk \u00bb raconte au cours de cette soir\u00e9e l\u2019histoire de son peuple qui est conscient de vivre sur les d\u00e9combres du pass\u00e9 mais qui accepte cet h\u00e9ritage tout en esp\u00e9rant d\u2019\u00eatre capable de construire un avenir acceptable sur des ruines.<\/p>\n<p>Linyekula, l\u2019un des trois danseurs du groupe Kabako, illustre gr\u00e2ce \u00e0 des images marquantes que sa g\u00e9n\u00e9ration a un besoin criant de croire en un avenir meilleur. En jouxtant les chants traditionnels africains aux adaptations Punk-Rock congolaises, il montre l\u2019omnipr\u00e9sence du pass\u00e9. Il n\u2019embellit aucun conflit et les danseurs s\u2019en prennent sans vergogne aux musiciens qui ont du mal \u00e0 mettre leurs instruments et micros \u00e0 l\u2019abri. Les textes emprunt\u00e9s \u00e0 Achille Mbembe font allusion \u00e0 une lyrique tr\u00e8s inspir\u00e9e par la tradition culturelle de l\u2019occident antique.<\/p>\n<p>Par moment, ce spectacle fait penser au th\u00e9\u00e2tre absurde, ce qui en accord total avec l\u2019absurdit\u00e9 du quotidien congolais. Le d\u00e9sespoir se nourrit autant de cette absurdit\u00e9 que s\u2019en nourrit l\u2019espoir d\u2019en sortir, la col\u00e8re, la d\u00e9pression et la maladie, le sentiment d\u2019une coh\u00e9sion communautaire et d\u2019une solitude infinie : Les danseurs, chanteurs et musiciens mettent tout ceci sur la sc\u00e8ne strasbourgeoise. Cette performance ne peut \u00eatre montr\u00e9e qu\u2019\u00e0 l \u00e9tranger, car au Congo, il n\u2019y pas de salle de spectacle susceptible de l\u2019accueillir. Tout ce qui se passe l\u00e0-bas, se d\u00e9roule \u00e0 ciel ouvert. Comme par exemple \u00ab Ndombolo \u00bb, une f\u00eate o\u00f9 l\u2019on danse et l\u2019on boit toute la nuit.<\/p>\n<p>Le cri d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 \u00ab more more more\u2026future \u00bb pour un avenir possible, un avenir tout court,  \u00e9mane de toutes les images, des bruits, de la musique et de la danse tout au long de la soir\u00e9e. M\u00eame si tout cela est tr\u00e8s lointain et ne donne qu\u2019un petit aper\u00e7u de ce qu\u2019une ville comme celle o\u00f9 vit Faustin Liyekula vit et ressent,  un effet \u00ab long dur\u00e9e \u00bb s\u2019installe chez le spectateur.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but du spectacle, les danseurs arborent des costumes l\u00e9gers et volumineux dans lesquels ils bougent tels des oiseaux de paradis. Au cours de la soir\u00e9e ils mutent en individus tout en muscles pour fusionner en un seul organisme, rampant avec ses 6 bras et 6 jambes sur la sc\u00e8ne tout en se combattant soi-m\u00eame. Le guitariste Flamme Kapay est une superstar dans son pays. Avec sa guitare \u00e9lectrique, il accompagne les tirades hurlantes et tr\u00e9pidantes des chanteurs Punk aussi parfaitement que notamment un long et magnifique passage o\u00f9 une berceuse offre du repos \u00e0 tous ceux qui, pour trouver l\u2019apaisement et l\u2019oubli, se r\u00e9fugient dans le sommeil. Celui-ci leur permet d\u2019oublier la r\u00e9bellion sauvage, les agissements po\u00e9tiques, bruyants et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s s\u2019opposant \u00e0 l\u2019oppression. Il permet d\u2019oublier ce d\u00e9sir brulant et criant qui n\u2019exprime qu\u2019un seul besoin vital : more more more \u2026future !<\/p>\n<p>Texte traduit de l\u2019allemand par Andrea Isker<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Faustin Linyekula. Son nom laisse deviner dans quel contexte musico-culturel le danseur et chor\u00e9graphe n\u00e9 en 1974 au Congo \u00e9volue. D\u00e9but mars, Faustin Linyekula \u00e9tait invit\u00e9 au Le-Maillon \u00e0 Strasbourg. 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