{"id":54417,"date":"2009-12-21T13:20:39","date_gmt":"2009-12-21T12:20:39","guid":{"rendered":"https:\/\/european-cultural-news.com\/interview-avec-le-chef-dorchestre-john-nelson\/54417\/"},"modified":"2009-12-21T13:20:39","modified_gmt":"2009-12-21T12:20:39","slug":"interview-avec-le-chef-dorchestre-john-nelson","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/interview-avec-le-chef-dorchestre-john-nelson\/54417\/","title":{"rendered":"Interview avec le chef d\u00b4orchestre John Nelson"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_1576\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2009\/12\/NELSON_John_03%40David-Zaugh1.png?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1576\" class=\"size-medium wp-image-1576\" title=\"NELSON_John_03@David Zaugh\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2009\/12\/NELSON_John_03%40David-Zaugh1.png?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"John Nelson (photo David Zaugh)\" width=\"300\" height=\"200\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1576\" class=\"wp-caption-text\">John Nelson (photo David Zaugh)<\/p><\/div>\n<p>A l\u2019occasion de sa prestation avec l\u2019Orchestre Philharmonique de Strasbourg qui a jou\u00e9 le Messie de H\u00e4ndel pour la premi\u00e8re fois depuis 20 ans, le chef d\u2019orchestre am\u00e9ricain John Nelson a accord\u00e9 une interview.<\/p>\n<p><em>Monsieur Nelson, combien de fois avez-vous d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 avec l\u2019OPS ?<\/em><\/p>\n<p>Oh, il faut que je r\u00e9fl\u00e9chisse un peu. C\u2019est la troisi\u00e8me fois. Je ne suis pas tr\u00e8s fort pour compter les ann\u00e9es, mais la premi\u00e8re fois doit bien remonter \u00e0 15 ans, la derni\u00e8re \u00e0 8 ans.<\/p>\n<p><em>Pendant les 8 derni\u00e8res ann\u00e9es, l\u2019orchestre a chang\u00e9 dans sa configuration bien entendu. Vous voyez la diff\u00e9rence ?<\/em><\/p>\n<p>Non, je ne la vois pas. Car je ne peux comparer des pommes avec des poires. Cette fois-ci je travaille avec un petit ensemble baroque, les deux derni\u00e8res fois c\u2019\u00e9tait un grand orchestre.<\/p>\n<p>La musique baroque est nouvelle pour l\u2019OPS et je suis impressionn\u00e9 par sa flexibilit\u00e9. Il y a beaucoup de jeunes musiciens et musiciennes dans l\u2019orchestre. D\u00e9j\u00e0 apr\u00e8s la premi\u00e8re r\u00e9p\u00e9tition ils ont merveilleusement r\u00e9agi. Il s\u2019agit d\u2019adapter leur technique: Ils doivent tenir l\u2019archet plus court, par cons\u00e9quence ils doivent tenir leur instrument plus haut. C\u2019est ainsi que le ton change. A l\u2019\u00e9poque, les instruments \u00e9taient plus petits, jou\u00e9s diff\u00e9remment. Pas comme aujourd\u2019hui avec le vibrato de la main gauche. On pourrait faire une comparaison comme celle entre le tennis et le ping-pong par exemple.  Au ping-pong on utilise des raquettes beaucoup plus petites. Le jeu est plus rapide. On a besoin d\u2019avantage d\u2019\u00e9nergie et d\u2019une vitesse plus importante.<\/p>\n<p>On jouait un ton plus sobre, sans vibrato. C\u2019est pour cette raison que la main droite doit compenser ce vibrato. Les musiciens de l\u2019orchestre per\u00e7oivent cette diff\u00e9rence de son rapidement et adaptent leur jeu gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019archet qu\u2019ils tiennent plus court. Mais ce qui est le plus important pour moi ce n\u2019est pas la technique. Je dis toujours: Ce qui est important c\u2019est que jouez avec plaisir. Il vaut mieux jouer avec vibrato que sans plaisir. Sans plaisir rien n\u2019est possible. Et ces musiciens jouent tous avec grand plaisir \u2013 vous pouvez certainement le voir tr\u00e8s facilement.<\/p>\n<p><em>Pensez-vous que faire de la musique avec plaisir est une fa\u00e7on typiquement am\u00e9ricaine de s\u2019int\u00e9resser \u00e0 ce sujet ?<\/em><\/p>\n<p>Non, l\u00e0 je ne suis pas forc\u00e9ment d\u2019accord. A toutes les \u00e9poques, que ce soit \u00e0 la renaissance, au baroque ou au rococo, peu importe,  il y a eu et il y a toujours les m\u00eames \u00e9motions: la col\u00e8re, le bonheur, la m\u00e9lancolie, la joie. Il faut juste trouver la fa\u00e7on dont on s\u2019est exprim\u00e9 musicalement aux diff\u00e9rentes \u00e9poques. Donc, je ne pense pas que le plaisir ou la joie soient une approche typiquement am\u00e9ricaine. La joie est visible sur chacun des visages. Quand les musiciens et musiciennes jouent avec plaisir ils sont plus heureux et plus \u00e9panouis.<\/p>\n<p><em>Vous avez \u00e0 faire parfois \u00e0 des musiciens ou musiciennes qui jouent sans plaisir ?<\/em><\/p>\n<p>Et comment ! Malheureusement tr\u00e8s souvent. Ils viennent \u00e0 l\u2019orchestre et font simplement leur travail. Et voil\u00e0. J\u2019ai piti\u00e9 de ces gens qui au fond n\u2019ont pas envie de jouer. C\u2019est dommage, car ils interpr\u00e8tent mal leur r\u00f4le. L\u2019orchestre se trouve entre le public et le compositeur. Il faut qu\u2019il saisisse l\u2019esprit du compositeur et qu\u2019il trouve la magie qui s\u2019en d\u00e9gage. Je dis toujours aux musiciens que les gens qui viennent pour les entendre jouer, paient tr\u00e8s cher. Rien que cela doit \u00eatre une motivation suffisante pour jouer sans s\u2019ennuyer. Faites les sortir de leurs mondanit\u00e9s avec votre interpr\u00e9tation !<\/p>\n<p><em>Pour vous en quoi consiste votre t\u00e2che principale en tant que chef d\u2019orchestre ?<\/em><\/p>\n<p>D\u2019enthousiasmer ! C\u2019est simple et compliqu\u00e9 \u00e0 la fois. Les musiciennes et musiciens sont des gens intelligents et bien form\u00e9s. Que voulez-vous que je leur raconte ? Ce que je peux faire, c\u2019est de les rendre enthousiastes. C\u2019est le premier de mes devoirs. Et non pas celui d\u2019\u00eatre correct ou fondamentaliste, sans vie ! J\u2019essaie continuellement de m\u2019am\u00e9liorer avec les musiciennes et musiciens. Hier, je suis all\u00e9 \u00e0 Colmar. J\u2019ai visit\u00e9 le mus\u00e9e \u00ab Unter den Linden \u00bb o\u00f9 j\u2019ai vu un autel superbe, une \u0153uvre de Matthias Gr\u00fcnewald. J\u2019\u00e9tais enthousiaste. Hier, c\u2019\u00e9tait notre r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale, mais je sais qu\u2019aujourd\u2019hui, riche de ce souvenir de l\u2019autel, je dirigerai le \u00ab Messie \u00bb certainement encore autrement. Le Messie raconte une histoire. Pour l\u2019exprimer correctement, les musiciennes et musiciens doivent l\u2019aimer. Avec les membres de l\u2019orchestre j\u2019\u00e9voque toujours l\u2019id\u00e9e qui se cache derri\u00e8re les notes. Je regrette que les musiciens ne chantent pas. Les chanteurs et cantatrices travaillent automatiquement avec le texte, avec l\u2019id\u00e9e et les histoires. Les concerts d\u2019orchestre expriment tout cela uniquement en musique. C\u2019est pour cette raison, qu\u2019il est important d\u2019exprimer l\u2019id\u00e9e qui se trouve derri\u00e8re tout cela tr\u00e8s clairement. Le premier mouvement du Messie porte l\u2019indication \u00ab grave \u00bb. Et qu\u2019est-ce qu\u2019on entend souvent ? Un th\u00e8me l\u00e9ger et dansant. Mais c\u2019est faux. Le premier mouvement parle du destin de l\u2019\u00eatre humain le plus innocent de cette terre, de sa solitude et de sa tristesse. Il faut le jouer \u00ab grave \u00bb. C\u2019est apr\u00e8s seulement que les choses deviennent plus l\u00e9g\u00e8res \u2013 car finalement l\u2019histoire conna\u00eet une fin heureuse. Pendant la r\u00e9p\u00e9tition je parlais avec les musiciens de th\u00e9ologie et de la r\u00e9surrection pour qu\u2019ils puissent v\u00e9ritablement ressentir l\u2019histoire.<\/p>\n<p><em>Le sous-titre de l\u2019organisation \u00ab Soli Deo Gloria \u00bb que vous avez fond\u00e9e est le suivant : \u00ab musique sacr\u00e9e pour un monde assoiff\u00e9 \u00bb Qu\u2019est-ce que vous voulez dire avec \u00ab soif \u00bb ici ? La soif de spiritualit\u00e9, de religiosit\u00e9 ?<\/em><\/p>\n<p>Je ne dirais pas religieux. De nos jours, ce terme a une connotation n\u00e9gative. Le sacr\u00e9 ou le spirituel se trouve en dehors de notre monde aujourd\u2019hui. Ce n\u2019est plus parmi nous, mais cela existe.  Gr\u00fcnewald par exemple a cr\u00e9\u00e9 quelque chose d\u2019extraordinaire. Ce que nous voyons, ce que nous pouvons voir, ce n\u2019est pas ce que c\u2019est vraiment. Ce n\u2019est que l\u2019image de quelque chose de magnifique. Quand on regarde les clochers des \u00e9glises ou les minarets des mosqu\u00e9es, il faut les voir comme des symboles. Comme des symboles de quelque chose qui existe au dessus de nous, qui est fantastique. L\u2019organisation \u00e0 laquelle vous faites allusion a trois objectifs: Premi\u00e8rement, l\u2019organisation commande des compositions de musique sacr\u00e9e. Dans le pass\u00e9e on a \u00e9crit de la musique sacr\u00e9e. Nous voulons faire perdurer cette tradition qui est \u00e0 l\u2019origine de tant de cr\u00e9ations magnifiques. Ensuite, nous organisons des concerts dans des pays pauvres. Les chefs d\u2019orchestre et parfois aussi les solistes renoncent \u00e0 cette occasion \u00e0 leur cachet. Uniquement les frais engag\u00e9s sont rembours\u00e9s. En moyenne, je participe 2 fois par an \u00e0 ce genre de concert. Nous avons commenc\u00e9 en Chine il y a 18 ans. Nous avons jou\u00e9 le premier requiem de Brahms qui n\u2019avait encore jamais \u00e9t\u00e9 jou\u00e9 dans ce pays. Il \u00e9tait retransmis dans tout le pays. Pour les cantatrices et les chanteurs cela a \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement difficile, car ils n\u2019avaient pas l\u2019habitude de ces harmonies. Ils ont chant\u00e9 en chinois, et bien que ce soit un travail tr\u00e8s difficile pour eux, ils ont tous \u00e9t\u00e9 ravis. Depuis cette repr\u00e9sentation je me rends tous les deux ans en Chine. J\u2019ai jou\u00e9 \u00ab Elias \u00bb, le \u00ab Messie \u00bb, mais aussi les \u00ab quatre saisons \u00bb ou alors le Requiem de Berlioz. Tant et si bien que maintenant je suis connu  l\u00e0-bas comme  \u00ab le chef d\u2019orchestre religieux d\u2019Am\u00e9rique \u00bb. Mais nous avons donn\u00e9 des concerts \u00e9galement en Sib\u00e9rie, \u00e0 Kiev, en Roumanie ou en Arm\u00e9nie. Cette ann\u00e9e j\u2019ai dirig\u00e9 \u00e0 Costa Rica. L\u2019orchestre l\u00e0-bas est tr\u00e8s pauvre, et la collaboration avec l\u2019orchestre et le ch\u0153ur avait une signification tout \u00e0 fait particuli\u00e8re.  Nous avons travaill\u00e9 la messe en b mineur de Bach. C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois que l\u2019on a jou\u00e9 cette \u0153uvre dans toute l\u2019Am\u00e9rique latine. Ce travail a chang\u00e9 certains qui ont particip\u00e9 \u00e0 cette aventure pour toujours. J\u2019ai re\u00e7u des lettres de quelques membres du ch\u0153ur qui disaient en somme, que ce travail avait chang\u00e9 leur vie et qu\u2019ils ne seraient plus jamais pareils qu\u2019avant. Et le ma\u00eetre de concert de l\u2019orchestre m\u2019a dit : \u00ab L\u2019histoire de la musique \u00e0 Costa Rica peut d\u00e9sormais \u00eatre scind\u00e9e en deux p\u00e9riodes : Celle d\u2019avant la repr\u00e9sentation de la messe de Bach, et celle d\u2019apr\u00e8s. \u00bb C\u2019\u00e9tait quelque chose de tr\u00e8s sp\u00e9cial. Et troisi\u00e8mement \u00ab Soli Deo Gloria \u00bb enregistre de la musique sacr\u00e9e. Nous sommes \u00e0 l\u2019origine d\u2019un enregistrement de la \u00ab Missa solemnis \u00bb sur DVD et nous avons un projet identique concernant  \u00ab la cr\u00e9ation \u00bb. Cela demande des moyens financiers importants qui sont apport\u00e9s par de diverses donations.<\/p>\n<p><em>Quand vous dirigez, vous donnez. Est-ce que l\u2019orchestre vous rend quelque-chose ?<\/em><\/p>\n<p>Quand je suis invit\u00e9, comme par exemple ici \u00e0 Strasbourg, je n\u2019en parle pas beaucoup \u00e0 l\u2019orchestre. Mais \u00e0 \u00ab mon \u00bb orchestre, \u00ab l\u2019Ensemble Orchestre de Paris \u00bb je dis de fa\u00e7on tr\u00e8s directe : \u00ab vous devez me rendre autant que je vous donne pour que cela puisse fonctionner.\u00bb<\/p>\n<p>Hier, pendant la r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale j\u2019ai dit par exemple : \u00ab vous m\u2019avez donn\u00e9 quelque chose de tr\u00e8s particulier.\u00bb Quand je dirige cette m\u00eame pi\u00e8ce en Angleterre, les musiciens disent : \u00ab que c\u2019est ennuyeux ! On conna\u00eet le  Messie  par c\u0153ur ! \u00bb<\/p>\n<p>Ici, ils n\u2019ont pas jou\u00e9 le Messie depuis 20 ans. Ils le jouent avec une telle fra\u00eecheur, avec une telle \u00e9motion et avec un esprit tout \u00e0 fait particulier. Oui, je pense qu\u2019ils en sont tomb\u00e9s amoureux ! C\u2019est magnifique ! J\u2019aime travailler en Europe. Contrairement aux Etats Unis, la plupart des orchestres sont conventionn\u00e9s par l\u2019\u00e9tat. En Am\u00e9rique ce sont des gens riches qui donnent de l\u2019argent pour cela. Mais ce n\u2019est pas la bonne fa\u00e7on de faire. De nos jours, la musique classique perd continuellement du terrain en Am\u00e9rique. Elle souffre de la situation \u00e9conomique mais aussi de la globalisation. La t\u00e9l\u00e9vision qui elle est financ\u00e9e par la publicit\u00e9 se situe sur un niveau tr\u00e8s bas parce qu\u2019elle montre ce que le plus grand nombre de gens veulent voir.<\/p>\n<p><em>Voulez-vous faire passer un message personnel \u00e0 nos lecteurs ?<\/em><\/p>\n<p>Oui, avec plaisir ! Notre soci\u00e9t\u00e9 a besoin de musique. La musique classique est la meilleure chose jamais cr\u00e9\u00e9e ! Elle n\u2019est pas seulement une distraction mais elle est la nourriture de notre public que nous sommes sur le point de perdre et que nous devons conserver \u00e0 tout prix.<\/p>\n<p>Mais je voudrais aussi inviter le public \u00e0 \u00e9couter de la musique contemporaine. Beaucoup de choses sont formidables ! Ce que l\u2019OPS joue en musique contemporaine est ce qu\u2019il y a de meilleur. On peut en \u00eatre sur, sinon, elle ne serait pas repr\u00e9sent\u00e9e ici. Ce que je vais dire vous para\u00eetra peut-\u00eatre un peu bizarre : Je pense qu\u2019il faut grand ouvrir les oreilles pour pouvoir se plonger dans le monde de l\u2019art contemporain.<\/p>\n<p><em>Je vous remercie vivement pour cet entretien.<\/em><\/p>\n<p>L\u2019interview a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e le 17 d\u00e9cembre par Dr. Michaela Preiner \u00e0 Strasbourg<\/p>\n<p>Texte traduit de l\u2019Allemand par Andrea Isker<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019occasion de sa prestation avec l\u2019Orchestre Philharmonique de Strasbourg qui a jou\u00e9 le Messie de H\u00e4ndel pour la premi\u00e8re fois depuis 20 ans, le chef d\u2019orchestre am\u00e9ricain John Nelson a accord\u00e9 une interview. Monsieur Nelson, combien de fois avez-vous d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 avec l\u2019OPS ? Oh, il faut que je r\u00e9fl\u00e9chisse un peu. C\u2019est la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14,4062],"tags":[],"class_list":["post-54417","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-melange","category-begegnungen-2"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack-related-posts":[],"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p2NpeJ-e9H","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/54417","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=54417"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/54417\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=54417"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=54417"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=54417"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}