{"id":54343,"date":"2009-11-26T13:56:08","date_gmt":"2009-11-26T12:56:08","guid":{"rendered":"https:\/\/european-cultural-news.com\/finally-i-am-no-one\/54343\/"},"modified":"2009-11-26T13:56:08","modified_gmt":"2009-11-26T12:56:08","slug":"finally-i-am-no-one","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/finally-i-am-no-one\/54343\/","title":{"rendered":"Finally I am no-one"},"content":{"rendered":"<p><div id=\"attachment_1285\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/Tarek-Halaby.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1285\" class=\"size-medium wp-image-1285\" title=\"Tarek Halaby\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/Tarek-Halaby.jpg?resize=200%2C300&#038;ssl=1\" alt=\"Tarek Halaby - Finally I am no-one (photo: Festival Strsbg. M\u00e9diterran\u00e9e\" width=\"200\" height=\"300\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1285\" class=\"wp-caption-text\">Tarek Halaby - Finally I am no-one (photo: Festival Strsbg. M\u00e9diterran\u00e9e<\/p><\/div>Dans la br\u00e8ve annonce du programme il \u00e9tait question de traitement du conflit isra\u00e9lo-palestinien par la danse. Un point de d\u00e9part passionnant. Le danseur soliste am\u00e9ricano-palestinien Tarek Halaby qui vit \u00e0 Bruxelles pr\u00e9sentait avec le morceau \u00ab Finally I am no-one \u00bb une \u0153uvre qui se situe entre suspens et d\u00e9rangement mais qui fr\u00f4le aussi l\u2019ennui. Si les trois composants \u00e9taient intentionnels, Halaby prend de gros risques, car \u00e0 la \u00ab mi-temps \u00bb un certain nombre de spectateurs ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 quitter la salle. Au fond, ils n\u2019avaient pas tout \u00e0 fait tort, car la deuxi\u00e8me partie du spectacle n\u2019apportait rien de fondamentalement nouveau.<\/p>\n<p>La pi\u00e8ce, de conception tr\u00e8s raffin\u00e9e avec deux \u00e9crans entre lesquels \u00e9volue le danseur, raconte l\u2019histoire d\u2019un emprisonnement avec torture. Il est question de la surveillance du prisonnier et de la construction d\u2019une bombe. Dans des s\u00e9quences filmiques r\u00e9p\u00e9titives Halaby montre que l\u2019espace de sa danse est une m\u00e9taphore de l\u2019enfermement et de la prison.<\/p>\n<p>Ses mouvements peuvent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s en partie comme une  esp\u00e8ce d\u2019auto-th\u00e9rapie contre l\u2019isolement, partiellement en tant que r\u00e9action contre les coups re\u00e7us et finalement comme des bribes de souvenirs de hits am\u00e9ricains que Halaby souligne par endroit en play-back.  Ce sont justement ces passages qui enl\u00e8vent beaucoup de son urgence oppressante \u00e0 la pi\u00e8ce. Ils nuisent davantage \u00e0 l\u2019ensemble que son contraire. On est face \u00e0 une situation confuse que l\u2019on a du mal \u00e0 interpr\u00e9ter de fa\u00e7on concluante : D\u2019un cot\u00e9 les images crues et dures d\u2019un homme ligot\u00e9, nu, portant un masque sur le visage avec, en arri\u00e8re-plan, Halaby, qui traverse l\u2019espace en courant  et en sautant et qui semble tourner autour de soi-m\u00eame bien des centaines de fois. De l\u2019autre cot\u00e9, Halaby qui chante en pose de star. Comme pr\u00e9c\u00e9demment constat\u00e9, il est tout \u00e0 fait possible qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 de moyens de style intentionnels, mais si c\u2019\u00e9tait le cas, il serait souhaitable de renforcer le d\u00e9rangement provoqu\u00e9 de fa\u00e7on beaucoup plus extr\u00eame.<\/p>\n<p>Dans ses passages de danse, Tarek Halaby se fatigue dans des mouvements circulaires sans fin le long des quatre \u00ab murs \u00bb de sa prison \u2013 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9puisement total. La cr\u00e9ation de cette chor\u00e9graphie complexe et exigeante qui essouffle le danseur pendant une heure est remarquable, m\u00eame si certaines longueurs diminuent la tension recherch\u00e9e. Par moment, Halaby danse contre lui-m\u00eame. Il est synchrone avec des s\u00e9quences enregistr\u00e9es auparavant, projet\u00e9es sur les \u00e9crans derri\u00e8re lesquels il reproduit les m\u00eames mouvements en direct.<\/p>\n<p>Ses mouvements limit\u00e9s par le petit espace dans lequel il travaille symbolisent qu\u2019il n\u2019est non seulement enferm\u00e9 comme un animal, mais qu\u2019il est totalement impuissant face aux diff\u00e9rentes situations.<\/p>\n<p>Pour faire de cette performance un spectacle passionnant pour le public, certaines corrections respectivement r\u00e9ductions s\u2019imposent.<\/p>\n<p>Texte traduit de l\u2019Allemand par Andrea Isker<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans la br\u00e8ve annonce du programme il \u00e9tait question de traitement du conflit isra\u00e9lo-palestinien par la danse. Un point de d\u00e9part passionnant. 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