{"id":49499,"date":"2013-05-12T11:02:39","date_gmt":"2013-05-12T09:02:39","guid":{"rendered":"https:\/\/european-cultural-news.com\/?p=49499"},"modified":"2023-08-20T14:18:25","modified_gmt":"2023-08-20T12:18:25","slug":"fuck-you-mother-francais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/fuck-you-mother-francais\/49499\/","title":{"rendered":"Fuck you mother!"},"content":{"rendered":"<p>Ce tabou aurait d\u00fb \u00eatre bris\u00e9 depuis longtemps. \u00ab\u00a0I love you mother\u00a0\u00bb &#8211; prononc\u00e9 de mani\u00e8re inflationniste \u00e0 l&rsquo;occasion de la f\u00eate des m\u00e8res &#8211; maintient dans le m\u00e9ta-message une image de la m\u00e8re qui, dans de nombreux cas, n&rsquo;est qu&rsquo;une fa\u00e7ade.<\/p>\n<p>On ne compte plus les enfants qui ont subi des souffrances physiques ou m\u00eame psychologiques de la part de leur m\u00e8re &#8211; mais personne n&rsquo;en parle. Sauf la \u00ab\u00a0grande sauvage\u00a0\u00bb du th\u00e9\u00e2tre contemporain, Ang\u00e9lica Liddell. Dans sa derni\u00e8re production \u00ab\u00a0Todo el cielo sobre la tierra\u00a0\u00bb (El sindrome de Wendy), elle pousse toutes les m\u00e8res du tr\u00f4ne qu&rsquo;elles ont occup\u00e9 \u00e0 la naissance de leurs enfants et leur crie qu&rsquo;elles n&rsquo;ont aucune raison de r\u00e9clamer un \u00ab\u00a0suppl\u00e9ment de dignit\u00e9\u00a0\u00bb pour elles-m\u00eames.<\/p>\n<div id=\"attachment_18999\" style=\"width: 1290px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Wendy_7408.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-18999\" class=\"wp-image-7284\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Wendy_7408.jpg?resize=1080%2C721&#038;ssl=1\" alt=\"Ang\u00e9lica Liddell aux Wiener Festwochen\" width=\"1080\" height=\"721\" title=\"\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Wendy_7408.jpg?w=640&amp;ssl=1 640w, https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Wendy_7408.jpg?resize=225%2C150&amp;ssl=1 225w, https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Wendy_7408.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"(max-width: 1080px) 100vw, 1080px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-18999\" class=\"wp-caption-text\">Ang\u00e9lica Liddell aux Wiener Festwochen (Photo : Nurith Wagner-Strauss)<\/p><\/div>\n<p>Ce qui peut \u00e9ventuellement para\u00eetre un peu th\u00e9orique dans ces lignes n&rsquo;est pas du tout de la th\u00e9orie grise sur la sc\u00e8ne du Museumsquartier \u00e0 Vienne. Au contraire, l&rsquo;\u0153uvre command\u00e9e par les Wiener Festwochen 2013 y est tr\u00e8s intense.<\/p>\n<p>Ang\u00e9lica Liddell est connue pour ne pas cacher ses \u00e9motions, mais au contraire pour les laisser s&rsquo;exprimer sur sc\u00e8ne. Si elle vomissait dans la rue ou dans un cercle d&rsquo;amis tout le ras-le-bol qu&rsquo;elle d\u00e9verse sur les spectateurs au th\u00e9\u00e2tre, on s&rsquo;\u00e9loignerait d&rsquo;elle de quelques pas. Mais dans la salle de th\u00e9\u00e2tre, on est assis \u00e0 une certaine distance, soi-disant en s\u00e9curit\u00e9. Mais la s\u00e9curit\u00e9 se limite \u00e0 l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 physique.<\/p>\n<p>Liddell ne l\u00e8ve la main sur personne &#8211; mais elle d\u00e9coche ses fl\u00e8ches verbales \u00e0 tous ceux qui peuvent entendre ses furieuses tirades. Personne n&rsquo;est \u00e9pargn\u00e9, car elle fait comprendre qu&rsquo;elle d\u00e9teste tout le monde, surtout les foules, et que ce ne sont que les gens extraordinaires, ceux qui sortent du lot, qui l&rsquo;int\u00e9ressent. Avec son sens aigu de l&rsquo;observation, elle retire tout le ciment social des interstices du comportement humain et d\u00e9voile sans piti\u00e9 la mis\u00e8re, la douleur mais surtout la stupidit\u00e9 des masses. L&rsquo;alcool, les drogues et les pilules &#8211; elle d\u00e9teste ce triumvirat par-dessus tout, car il rend les gens ennuyeux, infiniment ennuyeux.<\/p>\n<p>Dans la partie principale de cette soir\u00e9e &#8211; que Liddell ins\u00e8re habilement dans des images po\u00e9tiques &#8211; elle n&rsquo;\u00e9pargne pas seulement les spectateurs avec ses insultes qui ressemblent \u00e0 des rafales de mitraillette sans fin, mais elle ne se m\u00e9nage pas non plus du tout. Sa constitution physique lui permet de catapulter son message contre l&rsquo;amour maternel laid par-dessus le bord de la sc\u00e8ne dans une chor\u00e9graphie de mouvements grandiose.<\/p>\n<p>A l&rsquo;exception de quelques minutes o\u00f9 elle s&rsquo;assoit sur une chaise et boit de l&rsquo;eau min\u00e9rale dans une bouteille en plastique pour se r\u00e9hydrater, elle est en mouvement constant, danse, court, frappe les objets, chante et crie tout ce que sa voix peut produire.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0The house of rising sun\u00a0\u00bb, dans la version d&rsquo;Eric Burdon, lui offre une couche musicale ad\u00e9quate, dont les paroles indiquent que la m\u00e8re doit emp\u00eacher ses enfants de faire des choses qui leur feront du mal plus tard. Inutile de vouloir \u00e9chapper \u00e0 cette \u00e9nergie concentr\u00e9e d&rsquo;une performance sc\u00e9nique intense et d&rsquo;une interpr\u00e9tation de blues p\u00e9n\u00e9trante. La longueur de cette d\u00e9claration de col\u00e8re suffit d\u00e9j\u00e0 \u00e0 ce que le public ne puisse pas s&rsquo;y soustraire en permanence. Bien au contraire. Les blessures psychologiques d\u00e9crites par l&rsquo;artiste ne semblent pas inconnues \u00e0 beaucoup de gens assis dans les gradins.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;attention tendue et continue, mais surtout des hochements de t\u00eate presque imperceptibles qui montrent clairement que beaucoup de gens savent de quelles exp\u00e9riences terribles Liddell parle ici. Et pourtant, elle fait comprendre que les m\u00e8res ne sont pas seulement des coupables, mais aussi des victimes. Qu&rsquo;elles ne font que reproduire ce qu&rsquo;elles ont v\u00e9cu et qu&rsquo;une Wendy donne naissance \u00e0 la suivante, qui donne naissance \u00e0 la suivante, etc. Et elles transmettent toutes leurs \u00ab\u00a0exp\u00e9riences de merde\u00a0\u00bb &#8211; pour reprendre l&rsquo;expression de Liddell &#8211; \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration suivante. Totalement irr\u00e9fl\u00e9chie et donc coupable.<\/p>\n<p>La pi\u00e8ce ne serait pas tr\u00e8s adapt\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre si l&rsquo;auteur, le metteur en sc\u00e8ne et l&rsquo;actrice n&rsquo;avaient pas ajout\u00e9 d&rsquo;autres niveaux. Comme celle o\u00f9 elle explique que les femmes qui choisissent des hommes qu&rsquo;elles peuvent surtout materner souffrent du soi-disant dilemme de Wendy. \u00ab\u00a0Les gens que j&rsquo;aime sont tous si petits\u00a0\u00bb, dit Liddell pour d\u00e9crire avec justesse cette relation \u00e9motionnelle.<\/p>\n<p>Mais cela a aussi pour cons\u00e9quence que ces femmes consid\u00e8rent la fin d&rsquo;une relation comme catastrophique. Comme si on leur avait arrach\u00e9 la vie qui leur avait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e, elles saignent psychologiquement sans fin. Un \u00e9tat \u00e9motionnel que Liddell montre dans toutes ses pi\u00e8ces. Une souffrance qui semble la d\u00e9truire &#8211; et pourtant, il y a toujours une nouvelle Liddell et avec cette nouvelle Liddell, une nouvelle repr\u00e9sentation.<\/p>\n<div id=\"attachment_18997\" style=\"width: 1300px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Wendy_7580.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-18997\" class=\"wp-image-7283\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Wendy_7580.jpg?resize=1080%2C721&#038;ssl=1\" alt=\"Sindo Puche et Zhang Qiwen - danseurs de valse au festival de Vienne\" width=\"1080\" height=\"721\" title=\"\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Wendy_7580.jpg?w=640&amp;ssl=1 640w, https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Wendy_7580.jpg?resize=225%2C150&amp;ssl=1 225w, https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Wendy_7580.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"(max-width: 1080px) 100vw, 1080px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-18997\" class=\"wp-caption-text\">Sindo Puche et Zhang Qiwen dans la pi\u00e8ce d&rsquo;Ang\u00e9lica Liddell au festival de Vienne<\/p><\/div>\n<p>La petite \u00eele de terre qui se trouve au milieu de la sc\u00e8ne et qui est recouverte de crocodiles mena\u00e7ants ne symbolise pas seulement le \u00ab\u00a0Neverland\u00a0\u00bb de Peter Pan, sur lequel les enfants ne grandissent jamais, mais aussi &#8211; comme on le comprend \u00e0 la toute fin de la repr\u00e9sentation &#8211; l&rsquo;\u00eele de la mort norv\u00e9gienne Ut\u00f8ya, sur laquelle 69 personnes, dont la plupart \u00e9taient des jeunes, ont \u00e9t\u00e9 abattues par Anders Behring Breivik.<\/p>\n<p>L&rsquo;artiste attribue \u00e0 ce dernier le syndrome de Peter Pan, ce d\u00e9sir de ne pas vouloir grandir, et donne ainsi sa propre interpr\u00e9tation de cet horrible meurtre de masse. Outre la propre pr\u00e9sence sc\u00e9nique de Liddell, ce sont surtout deux personnes qui, \u00e0 premi\u00e8re vue, sont confront\u00e9es au drame psychologique sans aucun rapport. Sindo Puche et Zhang Qiwen, 71 et 72 ans, originaires de Shanghai, font le tour de cette \u00eele de l&rsquo;horreur dans une s\u00e9quence enchanteresse, l&rsquo;un apr\u00e8s l&rsquo;autre, au pas de la valse l\u00e9g\u00e8re.<\/p>\n<p>La femme en robe de soir\u00e9e jaune, son partenaire en queue de pie, dansent sur la musique de Cho Young Wuk, interpr\u00e9t\u00e9e par l&rsquo;ensemble Phace. Le reste de la troupe d&rsquo;acteurs, trois hommes, une femme et Liddell, se tiennent \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s sur la sc\u00e8ne pour observer la danse en silence. A ce moment-l\u00e0, charg\u00e9 d&rsquo;une grande po\u00e9sie, tout ce qui a \u00e9t\u00e9 dit auparavant est oubli\u00e9. La tristesse et la douleur, la col\u00e8re et l&rsquo;impuissance &#8211; elles n&rsquo;ont plus d&rsquo;importance. Seule la musique de la valse et le couple qui s&rsquo;y plonge compl\u00e8tement, issu d&rsquo;une culture lointaine o\u00f9 la valse n&rsquo;a aucune tradition, enchantent le public.<\/p>\n<p>On comprend alors ce qui maintient Ang\u00e9lica Liddell &#8211; et pas seulement elle &#8211; en vie. Ce sont des moments comme ceux-l\u00e0 qui permettent de sortir de ce quotidien qui semble insupportable. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une danse, d&rsquo;une immersion dans un livre, d&#8217;empathie avec la souffrance d&rsquo;une personne ou de pens\u00e9es pour un \u00eatre cher perdu. Dans tous ces \u00e9tats d&rsquo;\u00eatre, nous nous trouvons dans un flow qui nous sort compl\u00e8tement du quotidien et nous rapproche de nous-m\u00eames comme jamais auparavant.<\/p>\n<p>Cette parenth\u00e8se th\u00e9\u00e2trale n&rsquo;est pas, comme on pourrait le croire au d\u00e9but, sans lien avec ce qui a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 avant et apr\u00e8s. M\u00eame les d\u00e9monstrations de masturbation de Liddell et le r\u00e9cit de sa pr\u00e9f\u00e9rence pour les pratiques sexuelles \u00ab\u00a0perverses\u00a0\u00bb sont directement li\u00e9es \u00e0 sa d\u00e9nonciation de l&rsquo;exploitation \u00e9motionnelle des enfants par leurs m\u00e8res, ainsi qu&rsquo;\u00e0 ses crises de col\u00e8re, ses discours de haine et sa profonde douleur d&rsquo;abandon. Car ce sont justement ces \u00e9tats de flow qui opposent \u00e0 la tristesse et \u00e0 la violence, \u00e0 la douleur et \u00e0 la souffrance, ce qui \u00e9quivaut \u00e0 une lib\u00e9ration \u00e9motionnelle. Un effacement &#8211; au sens figur\u00e9 &#8211; momentan\u00e9 du disque dur des pens\u00e9es, dans lequel la vie devient supportable. Il n&rsquo;est pas surprenant que la nihiliste Liddell, qui a en horreur toute promesse de salut, trouve le repos dans ces \u00e9tats \u00e9motionnels exceptionnels et que sa recherche puisse prendre des allures de d\u00e9pendance.<\/p>\n<p>Ceux qui \u00e9taient encore r\u00e9ceptifs apr\u00e8s ce dense kal\u00e9idoscope de vie ont appris \u00e0 la fin que seule la jeunesse repr\u00e9sente pour Liddell un \u00e9tat humain dans lequel la vie atteint son apog\u00e9e et qui est digne d&rsquo;admiration. Et c&rsquo;est donc le jeune et beau Lennart Boyd Sch\u00fcrmann qui a impun\u00e9ment tendu un miroir \u00e0 la \u00ab\u00a0grande sauvage\u00a0\u00bb. Il \u00e9tait le seul \u00e0 pouvoir lui jeter \u00e0 la figure que ce qu&rsquo;elle faisait \u00e9tait totalement insignifiant, voire choquant pour beaucoup de gens, mais il \u00e9tait aussi le seul \u00e0 pouvoir apaiser Liddell avec son regard envo\u00fbtant, de sorte que la paix finissait par s&rsquo;installer. Une paix pr\u00e9sum\u00e9e qui ne durera probablement que jusqu&rsquo;\u00e0 ce que Wendy, ou Liddell, soit \u00e0 nouveau abandonn\u00e9e. Du th\u00e9\u00e2tre pour compatir et pour r\u00e9fl\u00e9chir, avec un gain de connaissances et le potentiel d&rsquo;une amorce de discussion sociale sur le faux sens commun de la sacralisation de la m\u00e8re.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans sa derni\u00e8re production \u00ab\u00a0Todo el cielo sobre la tierra\u00a0\u00bb (El sindrome de Wendy), Ang\u00e9lica Liddell pousse toutes les m\u00e8res du tr\u00f4ne sur lequel elles sont suppos\u00e9es \u00eatre mont\u00e9es \u00e0 la naissance de leurs enfants, et leur crie qu&rsquo;elles n&rsquo;ont aucune raison de r\u00e9clamer un \u00ab\u00a0suppl\u00e9ment de dignit\u00e9\u00a0\u00bb pour elles-m\u00eames. <\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":18995,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3925,3926,3420],"tags":[4017,4019,4016,3978,4020,4018,4014,4015],"class_list":["post-49499","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-2021-fr","category-theater-fr","category-festwochen-fr","tag-angelica-liddell-fr","tag-eric-burdon-fr","tag-festwochen-fr","tag-theater-fr","tag-todo-el-cielo-sobre-la-tierra-fr","tag-tout-le-ciel-sur-la-terre","tag-vienne","tag-wiener-festwochen-fr"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/angelica_liddell_7509.jpg?fit=640%2C427&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack-related-posts":[],"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p2NpeJ-cSn","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49499","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=49499"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49499\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18995"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=49499"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=49499"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=49499"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}