{"id":47069,"date":"2010-09-20T14:50:24","date_gmt":"2010-09-20T12:50:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.european-cultural-news.com\/?p=47069"},"modified":"2022-10-19T11:22:33","modified_gmt":"2022-10-19T09:22:33","slug":"ecouter-avec-les-yeux-et-se-regarder-avec-les-oreilles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/ecouter-avec-les-yeux-et-se-regarder-avec-les-oreilles\/47069\/","title":{"rendered":"\u00c8couter avec les yeux et se regarder avec les oreilles"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_4113\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignleft\"><em> <\/em><em><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/09\/JDMarco2010-1%40Philippe-Stirnweiss.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-4113\" class=\"size-medium wp-image-4113\" title=\"JDMarco2010 1@Philippe Stirnweiss\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/09\/JDMarco2010-1%40Philippe-Stirnweiss.jpg?resize=200%2C300&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"300\"><\/a><\/em><p id=\"caption-attachment-4113\" class=\"wp-caption-text\">Jean-Dominique Marco (c) Philippe Stirnweiss<\/p><\/div>\n<p><em>Interview avec le directeur du festival \u00ab\u00a0Musica\u00a0\u00bb Jean-Dominique Marco<\/em><\/p>\n<p>Le festival \u00ab\u00a0Musica\u00a0\u00bb, fond\u00e9 en 1983, est l\u2019un des festivals d\u2019Europe les plus riches en traditions. Il rencontre un succ\u00e8s incontestable aupr\u00e8s du Public strasbourgeois.<\/p>\n<p>Jean-Dominique Marco, le directeur de cette institution depuis 1990 m\u2019a accord\u00e9 cette interview dans son bureau clair, inond\u00e9 de soleil qui se trouve au rez-de-chauss\u00e9e de la \u00ab\u00a0Cit\u00e9 de la danse et de la musique\u00a0\u00bb. Ce lieu, inaugur\u00e9 en 2006, abrite \u00e9galement le conservatoire  et plusieurs salles de concert, dont l\u2019une, la plus grande, accueillera quelques uns des concerts du festival.<\/p>\n<p>Avec son \u00e9quipe, Jean-Dominique Marco  propose au public de la musique contemporaine d\u2019une excellente qualit\u00e9. \u00ab\u00a0\u00a0Nous proposons un programme bas\u00e9 sur les grandes \u0153uvres du 20e si\u00e8cle tout en les opposant aux \u0153uvres de nos jours\u00a0\u00bb. Voil\u00e0 en somme comment Marco r\u00e9sume la programmation du festival. Au cours de la conversation, Mr Marco a insist\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises sur le fait que toutes les musiques ont leur justification. Qu\u2019il s\u2019agisse de musique contemporaine populaire ou alors d\u2019un type de musique comme celle propos\u00e9 par le festival Musica. Il souligne \u00e9galement que les diff\u00e9rents styles de musique se fertilisent ou se compl\u00e8tent mutuellement.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s lui, le \u00ab\u00a0Big Bang\u00a0\u00bb de l\u2019histoire de la musique est la nouvelle \u00e9cole de Vienne avec Sch\u00f6nberg, Webern et Berg,  qu\u2019il consid\u00e8re comme une sorte de socle, la base de la nouvelle musique. \u00ab\u00a0C\u2019est pour cette raison que nous continuons \u00e0 jouer  les grandes \u0153uvres du 20e si\u00e8cle et que nous continuons toujours \u00e0 toucher un public pour qui cette musique reste inconnue.\u00a0\u00bb Un sondage aupr\u00e8s du public l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re montrait que pendant les 3 derni\u00e8res ann\u00e9es, 30 % des auditrices et auditeurs avait nouvellement rejoint le festival. C\u2019est la preuve que le festival est vivant et que pour les  22\/23 ans le pas n\u2019est pas si difficile que cela \u00e0 franchir. \u00abD\u00e8s son d\u00e9but, le minist\u00e8re voulait que l\u2019on touch\u00e2t un public aussi large que possible. Notre festival s\u2019adresse aux sp\u00e9cialistes et aux amateurs.  Nous aimerions beaucoup compter parmi nos auditeurs des personnes qui \u00e9coutent de la musique contemporaine pour la premi\u00e8re fois. Jack Lang, ministre socialiste de la culture  dans les ann\u00e9es 80 et Maurice Fleuret ont donn\u00e9 l\u2019impulsion dans ce sens et depuis, nous gardons le cap.  \u00c0 la question pour quelle raison pr\u00e9cis\u00e9ment la ville de Strasbourg avait \u00e9t\u00e9 pressentie pour organiser ce festival, Marco r\u00e9pond sans h\u00e9sitation aucune\u00a0:\u00a0\u00abLe choix s\u2019est port\u00e9 sur la ville de Strasbourg parce que cette ville a une longue tradition musicale, une sorte de \u00abtradition musicale du Rhin\u00bb  d\u2019une grande richesse. Rien qu\u2019en Alsace il y a 42000 choristes. Ceci montre \u00e0 quel point les gens d\u2019ici sont li\u00e9s \u00e0 la musique. Apr\u00e8s la guerre, de l\u2019autre cot\u00e9 du Rhin, des centres de musique contemporaine ont vu le jour, dont Donaueschingen ou alors Darmstadt. Tous les grands noms y ont offici\u00e9, comme par exemple Riehm, Stockhausen ou Kagel. Beaucoup de grands orchestres, ensembles, orchestres radiophoniques, \u00abl\u2019Ensemble Modern\u00bb de Francfort, la \u00abmusikFabrik\u00bb de Cologne, l\u2019\u00a0\u00abEnsemble Recherche\u00bb de Fribourg, le SWR mais aussi la \u00abKonzerthaus \u00e0 Baden-Baden\u00bb ont \u00e9t\u00e9 en premi\u00e8re ligne. Et on voulait contrebalancer tout ceci \u00e0 Strasbourg. \u00ab\u00a0Les Percussions Strasbourg\u00a0\u00bb, fond\u00e9es en 1962 ont par exemple \u00e9t\u00e9 fortement influenc\u00e9es par Boulez qui vivait et vit toujours \u00e0 Baden-Baden. Au d\u00e9part il y a eu une collaboration avec Rome. Mais pour des raisons d\u2019organisation, celle-ci n\u2019a pas dur\u00e9. Ensuite, on a collabor\u00e9 \u00e9troitement avec des organisateurs allemands\u00a0: Pour donner un exemple le public, fran\u00e7ais et allemand, a long\u00e9 le Rhin au bord d\u2019un bateau jusqu\u2019au rocher de \u00ab\u00a0Lorelei\u00a0\u00bb tout en \u00e9coutant de la musique contemporaine pendant ce voyage.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Votre public compte-t-il  encore une part allemande importante\u00a0?<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous n\u2019avons malheureusement que tr\u00e8s peu d\u2019auditeurs venant d\u2019Allemagne, mais cela est d\u00fb au fait que le public de la musique contemporaine est traditionnellement un public citadin. Et les grandes villes allemandes sont trop \u00e9loign\u00e9es de Strasbourg. Mais nous aimerions beaucoup intensifier notre collaboration.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s vous, quels sont les changements que la musique contemporaine a subis au cours de ces derni\u00e8res ann\u00e9es\u00a0?<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, nous en sommes \u00e0 la troisi\u00e8me, voir quatri\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration de compositeurs et nos concerts ont une grande largeur de bande. Apr\u00e8s la guerre, la lutte autour pour le renouvellement de la musique a \u00e9t\u00e9 impitoyable, les d\u00e9bats presque violents. Les compositeurs on essay\u00e9 d\u2019\u00e9tablir un nouvel ordre \u00ab\u00a0apr\u00e8s-guerre\u00a0\u00bb. C\u2019\u00e9tait une cons\u00e9quence logique des \u00e9v\u00e8nements de cette \u00e9poque. De nos jours, ce qui compte le plus pour les compositeurs, c\u2019est l\u2019originalit\u00e9. Ils utilisent toutes sortes de mat\u00e9riels\u00a0pour leur musique: Le son, le rythme,  la couleur de la sonorit\u00e9 et ainsi de suite.  Aujourd\u2019hui, l\u2019important c\u2019est l\u2019originalit\u00e9. On est en pr\u00e9sence d\u2019un m\u00e9lange de beaucoup de choses et d\u2019une sorte d\u2019uniformisation globale en m\u00eame temps. C\u2019est compliqu\u00e9\u00a0! La musique demande de la concentration, elle est exp\u00e9rimentale. Les compositeurs sont toujours marginalis\u00e9s, leur position est toujours aussi difficile. Il y a ceux qui font un travail populaire et qui r\u00e9ussissent, et les autres\u00a0: ceux, dont la situation est tr\u00e8s difficile. Pour ces derniers, il faut un soutien, leur donner un espace, un laboratoire o\u00f9 travailler. La soci\u00e9t\u00e9 se doit de mettre ce genre d\u2019espace \u00e0 la disposition de tous et ce, dans tous les domaines. L\u2019Europe soutient ses artistes. Nous avons pris la suite de la noblesse qui elle a bel et bien soutenu les artistes et leur a permis de travailler. Chaque pays, chaque religion etc.. doit soutenir et aider, c\u2019est essentiel\u00a0! A Paris, des artistes travaillent \u00e0 l\u2019IRCAM, un endroit exp\u00e9rimental, une sorte de laboratoire dans lequel les derni\u00e8res \u00e9volutions voient le jour. Cela est tr\u00e8s on\u00e9reux, mais ces \u00e9volutions ont des r\u00e9percussions sur une soci\u00e9t\u00e9 beaucoup plus importante o\u00f9 elles peuvent \u00eatre commercialis\u00e9es par la suite.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Quelle est la diff\u00e9rence entre le festival \u00ab\u00a0Musica\u00a0\u00bb \u00e0 Strasbourg et les autres festivals de music contemporaine\u00a0?<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il y 10 ans, j\u2019ai fond\u00e9 le \u00ab\u00a0R\u00e9seau Var\u00e8se\u00a0\u00bb, dont  23 pays europ\u00e9ens font partie actuellement. Il s\u2019agit d\u2019organisateurs europ\u00e9ens de festivals de musique contemporaine avec qui nous collaborons. Je pense que si le festival strasbourgeois fonctionne, c\u2019est parce qu\u2019il est con\u00e7u de fa\u00e7on particuli\u00e8re\u00a0: Les concerts sont jou\u00e9s entre septembre et d\u00e9but octobre, de fa\u00e7on vraiment concentr\u00e9e et non pas \u00e9tal\u00e9s sur toute une ann\u00e9e. Parfois il y a 2 ou 3 concerts par jour, ce qui constitue un vrai d\u00e9fi pour le public. On peut souvent observer que de petits groupes de personnes se croisent lors des diff\u00e9rentes manifestations et finissent par discuter entre eux. \u00c7a, c\u2019est merveilleux. Notre public a envie de nouveaut\u00e9.  Il est ouvert et cultiv\u00e9 et colle parfaitement \u00e0 l\u2019id\u00e9e globale du festival. Il entend des morceaux connus, mais aussi beaucoup de choses inconnues, mais il est en confiance. Le festival est sciemment programm\u00e9 en d\u00e9but de saison. Apr\u00e8s les vacances, les gens sont affam\u00e9s et ravis \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00e9couter de la musique, de plonger dans cet univers. Le d\u00e9roulement des concerts est rapide, vivant, comme charg\u00e9 au turbo, dynamique et vari\u00e9\u00a0! Nous avons un publique magnifique.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Jean-Dominique Marco r\u00e9pond \u00e0 mes question sans l\u2019ombre d\u2019une h\u00e9sitation, un professionnel de haut vol qui ne fait pas que conna\u00eetre son affaire sur le bout des doigts, mais qui se voue corps et \u00e2me \u00e0 sa t\u00e2che. Avec ma derni\u00e8re question j\u2019ai tout de m\u00eame r\u00e9ussi \u00e0 le faire r\u00e9fl\u00e9chir quelques secondes. Que la r\u00e9ponse f\u00fbt de la pr\u00e9cision d\u2019un laser, en revanche, ne m\u2019a gu\u00e8re \u00e9tonn\u00e9e.<\/p>\n<p>Que feriez-vous, si l\u2019argent n\u2019\u00e9tait pas un probl\u00e8me\u00a0?<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce serait un r\u00eave! J\u2019inviterais des orchestres et des ensembles plus grands, des ch\u0153urs importants et je cr\u00e9erais une maison pour artistes, pour les compositeurs qui seraient invit\u00e9s ici pour travailler sur place. Une ville a besoin d\u2019\u00eatre habit\u00e9e par des cr\u00e9ateurs, des artistes qui lui donnent une vibration artistique. Qui la marquent de leur lumi\u00e8re, de leur ombre ou mi-ombre. Mais non seulement des compositeurs, mais aussi des sculpteurs ou \u00e9crivains seraient les bienvenus.<\/p>\n<p>La ville est d\u00e9j\u00e0 en train de r\u00e9fl\u00e9chir dans ce sens. Les artistes sont aussi les t\u00e9moins de la soci\u00e9t\u00e9 dont ils font partie. Il ne faut pas se contenter d\u2019un pass\u00e9 artistique. Le monde dans lequel nous vivons aujourd\u2019hui est bruyant et parfois chaotique. Toutes les cultures s\u2019entrem\u00ealent et les artistes en t\u00e9moignent. Il ne faut pas avoir peur de son \u00e9poque. Si l\u2019on exclut l\u2019art contemporain, on vit dans le pass\u00e9. Nos racines et tout ce qui est nouveau ne font indubitablement qu\u2019un. Les racines doivent \u00eatre oppos\u00e9es \u00e0 ce qui est porteur d\u2019avenir, \u00e0 la musique contemporaine. D\u2019ailleurs, la question de ce qui est juste ou faux ne se pose pas. Une soci\u00e9t\u00e9 qui n\u2019admet pas ce qui est nouveau, se meurt.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s vous \u2013 quels concerts seront des \u00ab\u00a0Highlights\u00a0\u00bb\u00a0?<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Tous, au fond\u00a0! Mais si je devais faire une s\u00e9lection, je d\u00e9signerais le concert de l\u2019Orchestre Philharmonique de Radio France. Il jouera des \u0153uvres d\u2019Oscar Bianchi, Johannes Maria Staud et Peter E\u00f6tv\u00f6s. Puis, naturellement, les \u00ab\u00a0Portes ouvertes\u00a0\u00bb de la \u00ab\u00a0Cit\u00e9 de la musique et de la danse\u00a0\u00bb. D\u00e9j\u00e0 l\u2019ann\u00e9e, les portes ouvertes ont remport\u00e9 un immense succ\u00e8s. Plus de 2000 personnes sont venues au cours de cet apr\u00e8s-midi l\u00e0 pour \u00e9couter les petits concerts d\u2019une trentaine de minutes.<\/p>\n<p>Ensuite, les concerts du jeune fran\u00e7ais Mantovani ou encore le Vienna Vegetable Orchestra qui \u00abpr\u00e9parera\u00bb le public comme il se doit.<\/p>\n<p>Ou encore les grandes \u0153uvres de Xenakis en 4 concerts o\u00f9 on jouera les principales \u0153uvres de ce compositeur.<\/p>\n<p>Le morceau \u00abLe p\u00e8re\u00bb, une composition de Michael Jarrel d\u2019apr\u00e8s une \u0153uvre de Heiner M\u00fcller ainsi que le grand \u00absp\u00e9cial\u00bb Bernd Alois Zimmermann qui sera suivi d\u2019une conf\u00e9rence. Une nouveaut\u00e9 absolue est la petite tourn\u00e9e de l\u2019OPS, dont les concerts sont tous gratuits et qui a comme mission de donner au public vivant en dehors de Strasbourg l\u2019envie de venir aux concerts du festival. Et pour finir, la manifestation \u00ab\u00a0Percussions dans la ville\u00a0\u00bb, samedi 25 septembre, o\u00f9 on verra marchant \u00e0 travers la ville des percussionnistes pr\u00e9c\u00e9der les joueurs de trombone. Ce sera donc un face \u00e0 face entre \u00ab\u00a0vieux\u00a0\u00bb instruments et \u00ab\u00a0jeunes\u00a0\u00bb percussions,  encore une fois une rencontre entre la tradition et la modernit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Comment pourriez-vous convaincre le public de venir \u00e0 vos concerts\u00a0?<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0N\u2019ayez pas peur de \u2018Musica\u2019 et venez au concert\u00a0! Ce serait dommage de ne pas le faire. La musique contemporaine existe et \u00e9volue depuis un si\u00e8cle\u00a0! La premi\u00e8re fois, on a peut-\u00eatre l\u2019impression que c\u2019est scandaleux mais plus on \u00e9coute, plus on acc\u00e8de \u00e0 cet art. La musique contemporaine a une dimension suppl\u00e9mentaire\u00a0: une dimension visuelle\u00a0! On peut difficilement l\u2019\u00e9couter chez soi, entre quatre murs. La musique contemporaine s\u2019\u00e9coute avec les yeux et se regarde avec les oreilles. Un CD ne peut en aucun cas restituer l\u2019impression visuelle.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Merci infiniment pour cet entretien et beaucoup de succ\u00e8s pour cette nouvelle \u00e9dition de \u00abMusica\u00bb.<!--:--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Interview avec le directeur du festival \u00ab\u00a0Musica\u00a0\u00bb Jean-Dominique Marco Le festival \u00ab\u00a0Musica\u00a0\u00bb, fond\u00e9 en 1983, est l\u2019un des festivals d\u2019Europe les plus riches en traditions. Il rencontre un succ\u00e8s incontestable aupr\u00e8s du Public strasbourgeois. 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