{"id":45277,"date":"2010-05-10T17:21:47","date_gmt":"2010-05-10T15:21:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.european-cultural-news.com\/la-cerisaie-la-nostalgie-epicee-a-lesthetique-au-tns-a-strasbourg\/45277\/"},"modified":"2010-05-10T17:21:47","modified_gmt":"2010-05-10T15:21:47","slug":"la-cerisaie-la-nostalgie-epicee-a-lesthetique-au-tns-a-strasbourg","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/la-cerisaie-la-nostalgie-epicee-a-lesthetique-au-tns-a-strasbourg\/45277\/","title":{"rendered":"La Cerisaie &#8211; la nostalgie \u00ab \u00e9pic\u00e9e \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique \u00bb au TNS \u00e0 Strasbourg"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_3113\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/Der-Kirschgarten1.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3113\" class=\"size-medium wp-image-3113\" title=\"Der Kirschgarten\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/Der-Kirschgarten1.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\"><\/a><p id=\"caption-attachment-3113\" class=\"wp-caption-text\">La cerisaie, metteur en scene: Julie Brochen au TNS \u00e0 Strasbourg (c) Franck Beloncle<\/p><\/div>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la cerisaie, la derni\u00e8re pi\u00e8ce d\u2019Anton Tchekhov, est mont\u00e9e \u00e0 nouveau un peu partout en Europe. L\u2019une de ces nouvelles mises en sc\u00e8ne est actuellement \u00e0 l\u2019affiche au TNS \u00e0 Strasbourg jusqu\u2019\u00e0 la fin du mois de mai. Julie Brochen, la nouvelle directrice du th\u00e9\u00e2tre depuis le d\u00e9but de la saison, a mis la main \u00e0 la p\u00e2te et en a sign\u00e9 la mise en sc\u00e8ne. Croire que le th\u00e9\u00e2tre classique est mort est une erreur grossi\u00e8re. Telle une magicienne, Julie Brochen met sur la sc\u00e8ne du th\u00e9\u00e2tre de la nostalgie pure, agr\u00e9ment\u00e9e de quelques id\u00e9es originales, qui du coup sont parfaitement dans l\u2019air du temps et d\u2019autant plus inventives. Mais \u00e0 aucun moment ces id\u00e9es ne compromettent l\u2019impression g\u00e9n\u00e9rale d\u2019un travail th\u00e9\u00e2tral solide qui se veut comme tel au sens propre du terme.<\/p>\n<p>Le d\u00e9cor est constitu\u00e9 d\u2019une pi\u00e8ce ouverte en verre et en fines tiges de m\u00e9tal. La metteure en sc\u00e8ne se sert de ce beau tableau qui fait penser \u00e0 un jardin d\u2019hiver ou \u00e0 une serre d\u2019une demeure du 19e si\u00e8cle, pour osciller en permanence entre une vue d\u2019ext\u00e9rieur et d\u2019int\u00e9rieur. Ceci s\u2019av\u00e8re \u00eatre une m\u00e9taphore psychologique magnifique. Faut-il un espace offrant protection et s\u00e9curit\u00e9 pour arriver \u00e0 s\u2019\u00e9panouir ou est-ce que sa propre \u00ab enveloppe \u00bb suffit \u00e0 l\u2019\u00eatre humain pour garder et prot\u00e9ger tout ce qui est enfoui au plus profond de lui-m\u00eame ? Ce changement de lieu, mat\u00e9rialis\u00e9 par une vitre, n\u2019est neutralis\u00e9 qu\u2019une seule fois : A l\u2019occasion de la derni\u00e8re grande f\u00eate organis\u00e9e par la famille autour de Ljubow Andrejewna Ranjewskaja dans sa propri\u00e9t\u00e9 pr\u00e8s de la grande ville : la construction en verre et m\u00e9tal dispara\u00eet pour permettre au public d\u2019embrasser du regard la totalit\u00e9 de la grande salle avec, en point de mire, un lustre en cristal compos\u00e9 de verres \u00e0 champagne. Pour ce tableau on fait appel \u00e0 la bonne vieille sc\u00e8ne tournante, sur laquelle tourne la salle de bal comme si elle dansait, elle aussi.<\/p>\n<p>Le d\u00e9cor de Julie Terrazzoni est plus qu\u2019efficace, et les acteurs r\u00e9unis par Julie Brochen sont plus que convaincants. Tous les r\u00f4les sont parfaitement distribu\u00e9s, pour certains d\u2019entre eux l\u2019expression \u00ab distribution de r\u00eave \u00bb convient sans exag\u00e9ration: Un bel exemple en est Jean-Louis Couloc\u2019h dans le r\u00f4le de Lopachine. C\u2019est le fils d\u2019un ancien serf des ma\u00eetres des lieux qui, gr\u00e2ce au commerce, a r\u00e9ussi \u00e0 amasser une v\u00e9ritable fortune. Il essaie de convaincre Andrejewna de sauver son bien de la vente aux ench\u00e8res en rasant la cerisaie pour en faire de parcelles destin\u00e9es \u00e0 la location. Jean-Louis Coulloc\u2019h r\u00e9ussit \u00e0 incarner les contradictions du personnage de Tch\u00e9khov de fa\u00e7on merveilleusement convaincante. Du conseiller suppliant qui doit se vouer \u00e0 l\u2019\u00e9vidence qu\u2019\u00e0 cause de son origine modeste, personne ne le prendra au s\u00e9rieux jusqu\u2019\u00e0 l\u2019homme qui, pouss\u00e9 au d\u00e9sespoir par son propre courage, a conscience que le monde et ses vieilles valeurs vacillent \u00e0 cause de gens comme lui. Le moment o\u00f9 il explique qu\u2019il a achet\u00e9 la propri\u00e9t\u00e9 dans une vente aux ench\u00e8res est dans cette mise en sc\u00e8ne tr\u00e8s touchante. C\u2019est l\u2019alcool qui lui donne le courage de faire cet aveu \u2013 \u00e0 jeun il n\u2019aurait jamais os\u00e9, et il sait tr\u00e8s bien pourquoi.<\/p>\n<div id=\"attachment_3116\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/Kirschgarten.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3116\" class=\"size-medium wp-image-3116\" title=\"Kirschgarten\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/Kirschgarten.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\"><\/a><p id=\"caption-attachment-3116\" class=\"wp-caption-text\">Pommarat, Coulloc\u2019h et Balibar dans la cerisaie au TNS (c) Franck Beloncle<\/p><\/div>\n<p>La fin tragique de cette famille, et en particulier celle de Ljubow Andrejewna Ranjewskaja est \u00e9crite \u00e0 l\u2019avance. Ses espoirs et ses d\u00e9sirs sont vains. Elle est punie d\u2019avoir ignor\u00e9 la r\u00e9alit\u00e9 ainsi que pour son refus d\u2019agir. On lui prend tout ce qui avait une valeur pour elle: La maison de son enfance, sa chambre de petite fille et la belle cerisaie, unique dans son genre. Elle est consciente que l\u2019argent qui lui reste est volatile \u2013 plus qu\u2019aucune autre chose au monde.<br \/>\nJeanne Balibar joue le r\u00f4le de l\u2019ancienne propri\u00e9taire terrienne qui, apr\u00e8s la mort de son petit gar\u00e7on noy\u00e9 dans la rivi\u00e8re toute proche, a quitt\u00e9 la campagne pour commencer avec son amant une nouvelle vie \u00e0 Paris.<br \/>\nRecroquevill\u00e9e, bris\u00e9e, elle se terre sous le canap\u00e9 en g\u00e9missant quand on lui apprend la funeste nouvelle. Et m\u00eame quand tous les autres s\u2019en vont, elle ne peut se s\u00e9parer de son refuge. Lopachine en personne doit l\u2019emporter dans ses bras pour l\u2019en \u00e9loigner \u2013 un tableau qui repr\u00e9sente \u00ab pars pro toto \u00bb beaucoup de choses inconciliables et incompr\u00e9hensibles dans cette pi\u00e8ce : Lopachine, qui voulait la soutenir et qui pour finir a caus\u00e9 sa perte est tout de m\u00eame celui qui \u00e0 la fin la remet debout. Qui ignore cette ambivalence que l\u2019on rencontre continuellement dans la vie de tous les jours ?<\/p>\n<p>Pjotr Sergejewitsch Trofimow, l\u2019\u00e9ternel \u00e9tudiant est pour un court laps de temps amoureux d\u2019Anja, la fille cadette de la propri\u00e9taire. Il reste finalement fid\u00e8le \u00e0 ses principes et refuse l\u2019argent que Lopachine lui propose pour quitter la propri\u00e9t\u00e9 en direction de Moscou. Les tirades chuchot\u00e9es, d\u00e9crivant \u00e0 Anja toutes les souffrances des g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes oblig\u00e9es de travailler contre leur gr\u00e9 sur le domaine et les accusations qu\u2019il crie de toutes ses forces contre la soci\u00e9t\u00e9 et qui n\u2019obtiennent pour toute r\u00e9ponse qu\u2019un vague sourire des propri\u00e9taires, semblent \u00eatre \u00e9crites pour l\u2019acteur Vincent Macaigne. On vit chacune de ses phrases f\u00e9brilement en attendant que le feu jaillisse du volcan. Mais pour toute contribution, il n\u2019apporte que des paroles. M\u00eame si elles sont poignantes. Une performance d\u2019acteur impressionnante.<\/p>\n<p>Gildas Milin Gaev dans le r\u00f4le du pauvre fr\u00e8re d\u2019Andrejewna, qui semble \u00eatre loin de la r\u00e9alit\u00e9, fait rena\u00eetre de faibles espoirs. Ces espoirs, bien accueillis notamment par les femmes, ne r\u00e9sistent pas \u00e0 la pression de la r\u00e9alit\u00e9. Son enthousiasme n\u2019est fond\u00e9 sur rien et s\u2019enflamme d\u00e8s qu\u2019une solution pour sauver la propri\u00e9t\u00e9 se profile \u00e0 l\u2019horizon. M\u00eame si elle est totalement absurde. L\u2019acteur joue ce personnage avec tant de chaleur et sinc\u00e9rit\u00e9 qu\u2019il m\u00e9rite toute la piti\u00e9 que le public \u00e9prouve \u00e0 son \u00e9gard.<\/p>\n<p>Le propri\u00e9taire voisin jou\u00e9 par Jean-Christophe Quenon, est totalement en dehors de cette soci\u00e9t\u00e9 paralys\u00e9e et d\u00e9pass\u00e9e par les \u00e9v\u00e8nements : Il passe son temps \u00e0 courir dans tous les sens et surtout apr\u00e8s l\u2019argent. Quand il r\u00e9ussit finalement \u00e0 gagner de l\u2019argent gr\u00e2ce aux investissements d\u2019hommes d\u2019affaires anglais, il crie son bonheur \u00e0 qui veut l\u2019entendre et court \u00e0 \u00ab contre-sens \u00bb sur la sc\u00e8ne tournante, pour se laisser emporter par celle-ci sur quelques m\u00e8tres et puis reprendre sa course courante. Une id\u00e9e fabuleuse qui symbolise avec une grande force et d\u2019une fa\u00e7on tr\u00e8s artistique les avanc\u00e9es et les contrecoups de la vie, que nous connaissons tous. De cette fa\u00e7on on a l\u2019impression de les ressentir presque physiquement.<\/p>\n<p>Le vieux serviteur Firs, qui a d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 dans la propri\u00e9t\u00e9 avant m\u00eame que les autres protagonistes ne soient n\u00e9s, est le seul \u00e0 rester sur place apr\u00e8s la vente \u2013 m\u00eame si ce n\u2019est pas un acte totalement volontaire. Lui, qui s\u2019allonge pour mourir, symbolise le vieux, ce qui est pass\u00e9, ce qui date d\u2019hier, un autre temps, une autre \u00e9poque. D\u2019avoir fait pr\u00e9c\u00e9demment le constat que personne ne savait plus qui \u00e9tait le ma\u00eetre et qui le serviteur, n\u2019a finalement plus aucune importance. Andr\u00e9 Pommarat, le grand seigneur strasbourgeois \u00e2g\u00e9 de 80 printemps a \u00e9t\u00e9 rappel\u00e9 sur la sc\u00e8ne par Julie Brochen apr\u00e8s une \u00ab abstinence \u00bb de 37 ans. Sur la m\u00eame sc\u00e8ne o\u00f9 il avait fait ses \u00e9tudes et o\u00f9 il avait, sous la direction d\u2019Hubert Gignoux, incarn\u00e9 d\u2019innombrables r\u00f4les. Il ne fait pas que jouer Firs. Il EST Firs, m\u00eame si on l\u2019oblige \u00e0 la fin \u00e0 lire quelques indications figurant dans son texte ce qui met un b\u00e9mol sur cette performance extraordinaire. Un petit d\u00e9tail de mise en sc\u00e8ne, trop contemporain, qu\u2019il serait ais\u00e9 de corriger.<br \/>\nL\u2019invitation de Pommarat par Brochen ressemble \u00e0 une r\u00e9v\u00e9rence en l\u2019honneur de cet homme, qui a continu\u00e9 \u00e0 \u00e9crire l\u2019histoire th\u00e9\u00e2trale de Strasbourg m\u00eame apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 le TNS.<br \/>\nC\u2019est \u00e0 lui que la ville doit le TJP, le Th\u00e9\u00e2tre Jeune Public. Mais il est \u00e9galement \u00e0 l\u2019origine d\u2019un certain nombre de festivals qui sont jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui des valeurs s\u00fbres dans la vie culturelle de Strasbourg. Quelle distribution grandiose et quel geste g\u00e9n\u00e9reux et touchant de la part de la nouvelle directrice du th\u00e9\u00e2tre. Rien que pour cela, cette pi\u00e8ce entrera dans l\u2019histoire de la ville europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Le petit ensemble musical, qui trouve un bel \u00e9quilibre entre la musique tsigane et la musique juive, accompagne certaines sc\u00e8nes au d\u00e9but et \u00e0 la fin. Un ch\u0153ur en langue russe, tr\u00e8s touchant, est chant\u00e9 par la troupe. Il introduit la pi\u00e8ce et en fait l\u2019\u00e9pilogue. C\u2019est un ingr\u00e9dient tr\u00e8s particulier de cette mise en sc\u00e8ne qui apporte des couleurs et renforce encore son \u00e9clat.<br \/>\nLa cerisaie de Brochen vit, on le ressent tr\u00e8s fort, \u00e0 travers les liens extraordinaires qui la lient aux acteurs et actrices. Il est \u00e9vident qu\u2019elle aimerait former un ensemble permanent avec certains d\u2019entre eux. Dans le texte explicatif, \u00e0 lire dans le programme, elle \u00e9crit que dans la pi\u00e8ce de Tchekhov le commencement est en m\u00eame temps un adieu et l\u2019adieu un recommencement. Et en effet, c\u2019est le cas ! M\u00eame si le recommencement est un peu \u00ab contraint et forc\u00e9 \u00bb et qu\u2019il comporte plus de cicatrices que d\u2019espoir.<br \/>\nSa transposition dans le pr\u00e9sent incombe au public. Etant donn\u00e9 que nous vivons \u00e0 une \u00e9poque charni\u00e8re, cela ne devrait pas \u00eatre trop compliqu\u00e9, c\u2019est certain ! L\u2019actuel drame europ\u00e9en, la globalisation du capitalisme, qui est justement en train de se d\u00e9vorer lui-m\u00eame : ce sont des d\u00e9fis nouveaux, qui sont pour la majorit\u00e9 d\u2019entre nous impossibles \u00e0 relever. L\u2019indication &#8211; now everybody can understand what I mean \u2013 est introuvable dans la cerisaie de Strasbourg. Et c\u2019est probablement pour cette raison qu\u2019on r\u00e9fl\u00e9chit autant en sortant de la pi\u00e8ce de Tchekhov.<\/p>\n<p>Julie Brochen, tout comme Anton P. Tchekhov, montre, mais ne juge pas. Dans cet esprit, son travail de metteure en sc\u00e8ne est plus que concluant.<\/p>\n<p>Texte traduit de l\u2019allemand par Andrea Isker<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la cerisaie, la derni\u00e8re pi\u00e8ce d\u2019Anton Tchekhov, est mont\u00e9e \u00e0 nouveau un peu partout en Europe. L\u2019une de ces nouvelles mises en sc\u00e8ne est actuellement \u00e0 l\u2019affiche au TNS \u00e0 Strasbourg jusqu\u2019\u00e0 la fin du mois de mai. 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