{"id":45257,"date":"2022-06-02T13:32:49","date_gmt":"2022-06-02T11:32:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.european-cultural-news.com\/pas-pour-les-ames-sensibles\/45257\/"},"modified":"2022-06-02T14:28:50","modified_gmt":"2022-06-02T12:28:50","slug":"pas-pour-les-ames-sensibles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/pas-pour-les-ames-sensibles\/45257\/","title":{"rendered":"Pas pour les \u00e2mes sensibles"},"content":{"rendered":"<p>Heiner M\u00fcller a retraduit le drame de Shakespeare dans les ann\u00e9es 70, tout en restant tr\u00e8s proche de l&rsquo;histoire elle-m\u00eame. La grande diff\u00e9rence ne r\u00e9side pas seulement dans la langue, \u00e0 laquelle il faut d&rsquo;abord s&rsquo;habituer chez M\u00fcller &#8211; tout comme chez Shakespeare. M\u00fcller raccourcit l&rsquo;histoire autour de l&rsquo;obtention de la couronne royale d&rsquo;\u00c9cosse et se concentre ainsi davantage sur l&rsquo;horreur de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement en lui-m\u00eame. En m\u00eame temps, il introduit un autre niveau de personnages et \u00e9voque le servage des paysans, leur d\u00e9pendance vis-\u00e0-vis de leurs ma\u00eetres, mais aussi leur brutalit\u00e9, qui ne se distingue en rien de celle des autorit\u00e9s.<\/p>\n<p>Stephan Rottkamp proc\u00e8de de la m\u00eame mani\u00e8re dans sa version sc\u00e9nique. Il fait \u00e9galement l&rsquo;\u00e9conomie de personnages, ce qui signifie une nouvelle densification, et laisse flotter au d\u00e9but un brouillard provenant de la chambre froide d&rsquo;un abattoir. D\u00e8s le premier personnage, un soldat qui revient de la bataille et en fait le r\u00e9cit, il le fait appara\u00eetre nu et ensanglant\u00e9. Le trouble qu&rsquo;il provoque ainsi n&rsquo;est toutefois qu&rsquo;un petit avant-go\u00fbt de ce qui va suivre.<\/p>\n<div class=\"et_pb_slider et_pb_slider_fullwidth_off et_pb_gallery_post_type\">\n\t\t\t\t<div class=\"et_pb_slides\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"et_pb_slide\" style=\"background: url(https:\/\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/2022_05_macbeth_sarah-sophia-meyer_florian-koehler_frieder-langenberger_058_c_lex-karelly-Kopie.jpg);\"><\/div><div class=\"et_pb_slide\" style=\"background: url(https:\/\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/2022_05_macbeth_oliver-chomik_nanette-waidmann_alexej-lochmann_005_c_lex-karelly.jpg);\"><\/div><div class=\"et_pb_slide\" style=\"background: url(https:\/\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/2022_05_macbeth_oliver-chomik_sarah-sophia-meyer_florian-koehler_alexej-lochmann_061_c_lex-karelly.jpg);\"><\/div><div class=\"et_pb_slide\" style=\"background: url(https:\/\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/2022_05_macbeth_sarah-sophia-meyer_florian-koehler_186_c_lex-karelly.jpg);\"><\/div><div class=\"et_pb_slide\" style=\"background: url(https:\/\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/2022_05_macbeth_nannette-waidmann_henriette-blumenau_139_c_lex-karelly.jpg);\"><\/div><div class=\"et_pb_slide\" style=\"background: url(https:\/\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/2022_05_macbeth_frieder-langenberger_oliver-chomik_daria-von-loewenich_nanette-waidmann_167_c_lex-karelly.jpg);\"><\/div><div class=\"et_pb_slide\" style=\"background: url(https:\/\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/2022_05_macbeth_nanette-waidmann_florian-koehler_daria-von-loewenich_203_c_lex-karelly-1.jpg);\"><\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t<\/div>\n<p>Bien que le souverain \u00e9cossais, le roi Duncan, soit v\u00eatu d&rsquo;une fine \u00e9toffe, on aper\u00e7oit \u00e9galement des traces de sang sur ses jambes et ses bras et on commence \u00e0 comprendre : Lui qui n&rsquo;a plus besoin de participer aux batailles et n&rsquo;en apprend l&rsquo;issue que par des messagers, a b\u00e2ti son pouvoir sur le meurtre et l&rsquo;assassinat, tout comme ceux qui lui succ\u00e9deront. (Costumes Esther Geremus)<\/p>\n<p>Avec un d\u00e9cor de sc\u00e8ne abstrait mais efficace et tr\u00e8s esth\u00e9tique (Robert Schweer), on parvient en quelques instants \u00e0 transf\u00e9rer l&rsquo;action de la cour royale de Duncan au ch\u00e2teau de Macbeth. De grands parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8des blancs, tendus en travers de la sc\u00e8ne, sont mont\u00e9s et d\u00e9mont\u00e9s, rythmant ainsi l&rsquo;espace de mani\u00e8re toujours renouvel\u00e9e.<\/p>\n<p>La distribution de Macbeth par Florian K\u00f6hler et de Lady Macbeth, Sarah Sophia Meyer, cr\u00e9e d\u00e9j\u00e0 visuellement une paire de caract\u00e8res oppos\u00e9s qui se compl\u00e8tent pourtant parfaitement de mani\u00e8re mortelle. Meyer r\u00e9ussit, sans grande \u00e9motion apparente, \u00e0 tirer de nombreux registres de caract\u00e8re. Elle va de la femme qui murmure la mort, obs\u00e9d\u00e9e par le pouvoir, \u00e0 l&rsquo;\u00e9pouse effray\u00e9e qui recule et qui commence \u00e0 avoir peur de son propre mari.<\/p>\n<p>Le Macbeth de Florian K\u00f6hler n&rsquo;est ni un personnage simple ni un assassin unidimensionnel. Il oscille entre un homme h\u00e9sitant et r\u00e9fl\u00e9chi, pouss\u00e9 par sa femme \u00e0 assassiner le roi, et un personnage obs\u00e9d\u00e9 par le pouvoir, qui n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 faire assassiner ses amis, mais aussi des femmes et des enfants. Plus le jeu avance, plus il assassine et fait assassiner, plus il devient impitoyable. La perm\u00e9abilit\u00e9 du jeu de K\u00f6hler est particuli\u00e8rement impressionnante. Dans une sc\u00e8ne o\u00f9 il traite son ancien ami Banquo comme s&rsquo;il \u00e9tait son subordonn\u00e9, on sent chez K\u00f6hler, alias Macbeth, beaucoup d&rsquo;humanit\u00e9 : le plaisir et la joie de jouer d&rsquo;une part, mais aussi le plaisir et la joie d&rsquo;une forme particuli\u00e8re d&rsquo;humiliation. Peu apr\u00e8s le d\u00e9but de la pi\u00e8ce, on comprend que Macbeth est \u00e9galement capable d&rsquo;atrocit\u00e9s en dehors du champ de bataille. Il torture &#8211; avec le soutien actif de sa femme &#8211; un paysan qui ne peut pas payer ses imp\u00f4ts. C&rsquo;est l&rsquo;une des sc\u00e8nes les plus violentes de la mise en sc\u00e8ne, pour laquelle il faut avoir les nerfs solides, ou se tirer une balle dans les yeux jusqu&rsquo;\u00e0 ce que les cris du supplici\u00e9 s&rsquo;arr\u00eatent. C&rsquo;est cette reproduction fid\u00e8le de la r\u00e9alit\u00e9, cette repr\u00e9sentation sanguinaire d&rsquo;une extr\u00eame brutalit\u00e9 qui fait que l&rsquo;on retient son souffle. Mais il y a aussi des images comme celle de Macbeth, roi chancelant, pataugeant dans le sang, perdant l&rsquo;\u00e9quilibre et tombant sans cesse au sol en glissant et en chancelant avec sa cape d&rsquo;hermine surdimensionn\u00e9e. Ici, l&rsquo;\u00e9motion des spectateurs bascule du d\u00e9go\u00fbt \u00e0 la piti\u00e9, de la haine \u00e0 l&#8217;empathie, ce qui correspond \u00e0 des montagnes russes \u00e9motionnelles.<\/p>\n<div class=\"et_pb_slider et_pb_slider_fullwidth_off et_pb_gallery_post_type\">\n\t\t\t\t<div class=\"et_pb_slides\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"et_pb_slide\" style=\"background: url(https:\/\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/2022_05_macbeth_frieder-langenberger_florian-koehler_nanette-waidmann_149_c_lex-karelly.jpg);\"><\/div><div class=\"et_pb_slide\" style=\"background: url(https:\/\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/2022_05_macbeth_florian-koehler_daria-von-loewenich_oliver-chomik_123_c_lex-karelly.jpg);\"><\/div><div class=\"et_pb_slide\" style=\"background: url(https:\/\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/2022_05_macbeth_florian-koehler_sarah-sophia-meyer_104_c_lex-karelly.jpg);\"><\/div><div class=\"et_pb_slide\" style=\"background: url(https:\/\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/2022_05_macbeth_florian-koehler_sarah-sophia-meyer_249_c_lex-karelly.jpg);\"><\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t<\/div>\n<p>L&rsquo;action est accompagn\u00e9e en permanence &#8211; \u00e0 l&rsquo;exception du tout dernier acte &#8211; par des inserts sonores et musicaux. (Nikolas Neecke). Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, le th\u00e9\u00e2tre a beaucoup appris du cin\u00e9ma et Rottkamp utilise habilement ce niveau suppl\u00e9mentaire pour renforcer encore plus subtilement l&rsquo;\u00e9motion de ce qui est montr\u00e9. Avec un classique de l&rsquo;histoire de la pop &#8211; \u00ab\u00a0Stuck in the middle with you\u00a0\u00bb du groupe pop britannique Stealers Wheel des ann\u00e9es 70 du si\u00e8cle dernier &#8211; la repr\u00e9sentation de Macbeth, sa peur de conserver son tr\u00f4ne injustement acquis, re\u00e7oit une nouvelle impulsion. \u00ab\u00a0I&rsquo;m so scared in case I fall off my chair and I&rsquo;m wondering how I&rsquo;ll get down the stairs\u00a0\u00bb (Je suis si effray\u00e9 en cas de chute de ma chaise et je me demande comment je vais descendre les escaliers) est l&rsquo;une des lignes de texte qui en d\u00e9coule. Non seulement les paroles semblent avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9crites pour Macbeth, mais cette parenth\u00e8se musicale et dr\u00f4le est \u00e9galement bien plac\u00e9e d&rsquo;un point de vue dramaturgique. Elle soulage en effet bri\u00e8vement le public de la lourdeur de l&rsquo;histoire sanglante et lui permet de reprendre son souffle avant que les meurtres suivants ne soient ex\u00e9cut\u00e9s par les deux condamn\u00e9s qui dansent encore joyeusement avec leur roi au son de la musique.<\/p>\n<p>Le fait que la fin de Macbeth et de sa femme soit montr\u00e9e sans accompagnement sonore provoque une derni\u00e8re irritation, mais d&rsquo;autant plus violente. On a en effet, l&rsquo;impression que la r\u00e9alit\u00e9 commence \u00e0 prendre le pas sur le jeu. La mort de Lady Macbeth est accompagn\u00e9e d&rsquo;une image forte : elle tombe silencieusement sur le sol, le visage ensanglant\u00e9. Mais le d\u00e9part spectaculaire et non spectaculaire du roi lui-m\u00eame est tout aussi inattendu que non conventionnel.<\/p>\n<p>Le fait que nous trouvions aujourd&rsquo;hui autant de parall\u00e8les dans les \u00e9v\u00e9nements politiques mondiaux r\u00e9els est extr\u00eamement douloureux. Le critique de th\u00e9\u00e2tre et dramaturge Martin Linzer a d\u00e9crit une exp\u00e9rience similaire en 1983 dans un cahier de &lsquo;Theater in der Zeit&rsquo;. \u00ab\u00a0Dix ans apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9criture du texte (remarque &#8211; il s&rsquo;agit du texte de Heiner M\u00fcller), le monde br\u00fble \u00e0 de nombreux endroits, les massacres de Beyrouth se produisent sous les yeux du monde, l&rsquo;humanit\u00e9 est menac\u00e9e par la folie de l&rsquo;armement nucl\u00e9aire \u00e0 outrance\u00a0\u00bb. Il convient \u00e9galement de citer une partie de l&rsquo;interview tr\u00e8s int\u00e9ressante de Stephan Rottkamp, publi\u00e9e dans le programme : \u00ab\u00a0Nous avons suffisamment de despotes qui se sont empar\u00e9s du pouvoir avec une petite clique et qui poursuivent impitoyablement leurs propres objectifs. Bien s\u00fbr, cela ne se verra pas \u00ab\u00a0un pour un\u00a0\u00bb sur sc\u00e8ne. Mais Assad, Orb\u00e1n, Trump, de tels noms reviennent naturellement dans les conversations lors des r\u00e9p\u00e9titions. La pi\u00e8ce est tr\u00e8s actuelle dans la mesure o\u00f9 elle met \u00e0 jour ces m\u00e9canismes de pouvoir. Ils \u00e9taient en vigueur du vivant de Macbeth au Moyen \u00c2ge, tout comme \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Shakespeare au d\u00e9but du 17\u1d49 si\u00e8cle. Et ils sont toujours en vigueur aujourd&rsquo;hui ; cela continue encore et encore. C&rsquo;est donc un noble devoir de le montrer sur sc\u00e8ne aujourd&rsquo;hui aussi\u00a0\u00bb.<br \/>\nCertes, ce n&rsquo;est pas une obligation d&rsquo;aller voir la pi\u00e8ce, mais si c&rsquo;est le cas, il est indispensable d&rsquo;en parler et de la recommander au plus grand nombre de personnes possible. On ne verra plus de sit\u00f4t un Macbeth plus \u00e9motionnel et en m\u00eame temps plus intelligent, plus contradictoire et en m\u00eame temps plus coh\u00e9rent, plus puissant en images et en sons sur une sc\u00e8ne germanophone.<\/p>\n<p>La distribution : DUNCAN, MACDUFF Alexej Lochmann, SOLDAT Oliver Chomik,LENNOX, 2e ASSASSIN* Henriette Blumenau MALCOLM, 1er ASSASSIN*, HEXE Nanette Waidmann FLEANCE, LORD, HEXE Daria von Loewenich, ROSSE, SOLDAT, HEXE Frieder Langenberger<\/p>\n<p>Le texte a \u00e9t\u00e9 traduit automatiquement avec deepl.com<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le sang veut du sang. Cette phrase tir\u00e9e de \u00ab\u00a0Macbeth. D&rsquo;apr\u00e8s William Shakespeare\u00a0\u00bb de Heiner M\u00fcller, le metteur en sc\u00e8ne Stephan Rottkamp l&rsquo;a prise plus qu&rsquo;au pied de la lettre. La mise en sc\u00e8ne de la pi\u00e8ce au Grazer Schauspielhaus commence dans le sang et se termine dans le sang. Entre les deux, du sang : du sang par seaux entiers.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":45195,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3925,3926],"tags":[],"class_list":["post-45257","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-2021-fr","category-theater-fr"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/european-cultural-news.com\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/2022_05_macbeth_nanette-waidmann_florian-koehler_daria-von-loewenich_203_c_lex-karelly.jpg?fit=2500%2C1667&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack-related-posts":[],"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p2NpeJ-bLX","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/45257","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=45257"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/45257\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/45195"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=45257"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=45257"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/european-cultural-news.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=45257"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}